Life style

Voyage d’un gourmet

Vue

Dans son Voyage d’un Gourmet à Paris, Jean-Claude Ribaut, l’ancienne plume gastronomique du Monde, part à l’attaque de la « hipstérisation » de l’Est parisien.

L’histoire de Paris par un gastronome. Depuis deux siècles, restaurants et bistrots ont fait l’esprit et la réputation de Paris. Pour le promeneur, ils font partie du décor. Ils naissent et meurent selon l’humeur du temps ou la fortune de l’époque. Quelques-uns de ceux qui disparaissent laissent comme une trace dans la mémoire de toute une génération, une impression de membre fantôme et de fuite du temps.

Ils ont d’ailleurs, sauf exception, moins de cent ans, car la plupart des lieux de sociabilité et de plaisir sont renouvelés environ tous les demi-siècles. Les restaurants, endroits fragiles et périssables, sont des lieux de mémoire. L’ambition de cet ouvrage est de raconter l’histoire de Paris à travers ses restaurants, ses bistrots, ses lieux de délice et de convivialité. La quête d’une bonne table est le prétexte à musarder, à aller de quartier en quartier à la recherche d’une bouffée de vie, d’une cuisine aimable, familière ou raffinée.

Jean-Claude Ribaut décrit des itinéraires gourmands dans Paris, dans un esprit littéraire et flâneur, entre la nostalgie et le renouveau gastronomiques. Ainsi sera recensé l’art culinaire des principaux quartiers de Paris, leurs principales ressources, traditions et réussites. Cet ouvrage plein d’humour et de délicatesse doit inciter à la bonne humeur. Un recueil de plaisirs qui permettra au lecteur de passer pour un gourmet averti.

Un livre de gastronomie joviale.

Sur les foodies hipsters : « Ils sont généralement tatoutés et ont tous le même uniforme, les cheveux gominés, coiffés en arrière, leur pilosité faciale va de la barbe de trois jours à la broussaille en friche, ils portent une chemise à carreaux, des pantalons retroussés sur des souliers chics à l’ancienne. La paire de chaussettes est assortie à la casquette, ou à la pochette, facultative. La plupart ont des lunettes en écailles. Le hipster se doit d’être intello, d’avoir lu Nietzsche, d’écouter David Bowie et d’afficher une arrogance naturelle. Quelques-uns sont végétariens ; ils aiment les choux de Bruxelles, le kale, un chou frisé dont la culture abandonnée en Europe a resurgi aux Etats-Unis. Le must pour eux, est le « tacos au kale », que l’on mange avec une bière brassée à la maison. Leurs exploits font fureur sur Facebook. Ce dandysme passablement décadent est d’importation nord-américaine, plus précisément de New York et de Montréal, où il a également reparu. »

Sur le Chateaubriand, la table d’Inaki Aizpitarte :  « C’est l’une des tables plus courues du Boboland, avec ses qualités – une cuisine minimaliste parfois inspirée – et ses défauts – un service souvent imprécis et distant -. (…) Allez savoir pourquoi cette table figure parmi les « 50 meilleurs restaurants du monde » selon la classement de la revue britannique Restaurant Magazine ? »

Sinon, ce Voyage d’un gourmet à Paris de Jean-Claude Ribaut, ce sont aussi des flâneries historico-socio-gastronomiques dans tous les quartiers de la capitale, des anecdotes croustillantes, des souvenirs de bouches, des évocations de tables disparues… Calmann-Lévy, 321 pages, 19 €.

Voyage d’un gourmet à Paris

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Avec l’Express Style

Article publié pour la première fois le 03/12/2014

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