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On aime finir les paquets de chips…

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On en prend une et on ne peut plus s’arrêter. Des chercheurs ont enquêté sur les causes de ce phénomène mystérieux qui se produit rarement avec les choux de Bruxelles, par exemple.

Qui ne l’a constaté ?  On mange une chips. Puis une autre. Puis une autre… Presque sans s’en rendre compte. Même sans faim, parfois, le paquet y passe… D’où vient un tel phénomène ? Peut-on parler de chips addiction ? A la Nouvelle Orléans, lors du très sérieux 245e Congrès annuel de l’American Chemical Society (ACS) qui s’est tenu du 7 au 11 avril 2013, Tobias Hoch, du Centre Emil Fisher de l’université Friedrich-Alexander d’Erlangen-Nuremberg en Allemagne, a rendu compte de ses travaux au sujet de cette « horrible réalité ».

Comment une vulgaire chips peut-elle vaincre aussi facilement la volonté de bons nombre d’êtres ? Le chercheur parle d’hyperphagie hédoniste…Force est de le constater, l’épidémie de « chips addiction » asservit aujourd’hui des centaines de millions de personnes dans le monde entier. D’où l’importance des révélations de Thomas Hoch qui arrivent certes bien tardivement.

Les études récentes montrent que, pour les deux tiers des Américains qui sont obèses ou en surpoids, se gaver de nourriture grignotée pour le plaisir est un vrai problème de santé publique.

Thomas Hoch ne s’est pas tourné vers des mangeurs de chips pour réaliser son étude mais vers son meilleur ami de laboratoire : le rat. Lui aussi adore les chips. Le chercheur est parti de l’hypothèse que, parmi les attraits de la chips, le taux élevé de graisse et de glucides jouait un rôle important. Mais ce facteur est-il déterminant ? Pour le savoir, il a proposé à des rats trois types de nourriture : leurs boulettes habituelles, un mélange à base de gras et de glucides, et des chips de pommes de terre.

Les rats ont mangé des quantités similaires des trois plats… Mais ils ont fait montre d’un plus grand enthousiasme pour les chips et se sont révélés plus actifs après avoir les avoir ingurgitées. Le mystère s’épaissit. Le gras et les glucides, présents à la fois dans le deuxième plat et dans les chips, ne semblent pas avoir le même effet sur l’animal. Les chips contiendraient-elles un autre ingrédient ? Serait-ce le secret de leur incroyable pouvoir d’attraction ?

Pour en avoir le cœur net, Tobias Hoch et son équipe ont soumis les rats à un examen par imagerie par résonnance magnétique à contraste renforcé au manganèse (MEMRI). Le résultat montre une activité plus forte des systèmes de récompense et d’addiction lorsque les rats mangent des chips. De même pour les centres du sommeil, de l’activité et du mouvement.

Les deux autres nourritures ne provoquent pas des réactions aussi marquées dans le cerveau. Les chips ont donc bien une action particulière sur les régions cérébrales associées au plaisir.

Le mystère de la chips se cache donc dans le déclencheur moléculaire qui stimule le centre de la récompense dans le cerveau des rats et des hommes. Pour le chercheur, l’identifier permettrait de développer des médicaments ou des nutriments à ajouter à la nourriture pour bloquer le phénomène d’attraction des produits de grignotage et autres bonbons.

Le prochain sujet de recherche de Tobias Hoch concerne justement l’identification de cette gâchette du plaisir conduisant à l’obésité. Le recours à l’IRM sur des humains est, enfin, au programme.

A l’inverse, le chercheur estime qu’il n’existe pas, aujourd’hui, de preuves qu’il serait possible d’ajouter des ingrédients à la nourriture plus bénéfique pour la santé mais qui reste impopulaire. De quoi rendre les choux de Bruxelles, par exemple, plus aptes à exciter les centres de la récompense du cerveau.

Dommage… Les chips vont donc conserver cet avantage un certain temps. Pour notre plus grand plaisir d’hyperphages hédonistes. A propos, vous en êtes à combien de paquets ?

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