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Nos éternuements révèleraient une partie de notre personnalité

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Le neurologue et psychiatre américain Alan Hirsh soutient que l’éternuement est comme le rire : celui-ci révèlerait une partie de nous-mêmes et de notre personnalité.

« Aaaaatchoum ! A vos souhaits ! » Puissant ou discret, bruyant ou silencieux, brusque ou attendu, l’éternuement peut revêtir des formes très diverses d’un individu à l’autre et même d’un moment à l’autre chez un même individu. D’un point de vue organique, ceci correspond à une expulsion brusque et brutale de l’air par le nez et la bouche, provoquée par une excitation de la muqueuse des voies respiratoires supérieures.

Cette pratique apparait donc purement « mécanique » et pourtant, elle pourrait en révéler bien plus sur nous qu’on ne pourrait le penser. C’est du moins ce qu’affirme le neurologue et psychiatre Alan Hirsh, qui dirige la Fondation pour le traitement et la recherche de l’odeur et du goût de Chicago. Selon lui, « l’éternuement est comme le rire. Certains rires sont forts, d’autres sont plus discrets. Et c’est la même chose pour l’éternuement. Il restera souvent le même de l’enfance à l’âge adulte en terme de comment il ‘sonne' ».

Ainsi, selon que nos éternuements sont explosifs, bruyants, discrets, sifflants ou autre, ils révéleraient certains traits de notre personnalité, indique le chercheur qui consent toutefois qu’aucune étude n’a été menée sur la question. Pour lui, une personne extravertie aura plutôt tendance à éternuer bruyamment, tandis qu’une personne timide essaiera d’étouffer ses éternuements en se pinçant le nez, conduisant alors à un petit « atchi » discret. Un éternuement incontrôlé mais teinté de notre personnalité « Le mien résonne comme un puissant canon de guerre », témoigne Dan Fine, un consultant âgé de 54 ans.

De son côté, Tara Spicer, une rédactrice de 29 ans plus discrète confirme : « je réprime mon éternuement. Je pince toujours mon nez pour éviter de faire du bruit ». Celle-ci croit même « qu’inconsciemment [elle se] rebelle contre [sa] grand-mère qui était très fière de ses éternuements retentissants ». De façon générale, « la plupart des gens ne pensent pas à la façon dont ils vont éternuer », estime Alan Hirsh, ce qui dans ce cas, est partiellement révélateur de leur personnalité. Un point de vue partagé par le docteur Gordon Siegel, otorhinolaryngologiste dans la région de Chicago.

Comme il l’explique, l’éternuement est quelque chose d’imprévisible : « vous ne pouvez contrôler le degré auquel il va se produire ». Toutefois, le « produit final » incorpore, selon lui, toujours une expression particulièrement « colorée » et tout à fait personnelle. Le nez jouerait aussi son rôle Reste que ceci ne serait bien évidemment pas le seul critère entrant en jeu. Le médecin souligne également le rôle de la structure du nez et des os de notre face. Cela « contribue à un faible degré à notre style d’éternuement, un peu comme la résonance de notre voix est affectée par notre anatomie » a ajouté Siegel avant de préciser « mais le son que nous percevons n’est pas affecté significativement par la structure de notre nez ». Et vous alors, comment éternuez-vous ?

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Article publié pour la première fois le 07/06/2013

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