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Mettons l’homophobie à l’amende

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« Mettons l’homophobie à l’amende »: l’association Flag! de policiers et gendarmes LGBT lance une campagne de sensibilisation au sein de la police et de la gendarmerie, soutenue par le ministère de l’Intérieur.

Sur l’affiche de cette campagne diffusée en interne dans les commissariats et les brigades, rien ne différencie les deux fonctionnaires, si ce n’est le sexe de leur bien-aimé dont la photo est épinglée sur la porte du casier.

« Cette campagne a deux objectifs: lutter en interne contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle mais aussi aider les collègues, gendarmes comme policiers, à une meilleure prise en compte dans les dépôts de plainte la dimension homophobe des infractions », explique le président de Flag!, Mickaël Bucheron.

Un « procès-verbal de synthèse des infractions commises en raison de l’orientation sexuelle » est également disponible, récapitulant tous les codes permettant de qualifier la nature de l’infraction.

« On nous reproche souvent l’accueil des victimes par les forces de l’ordre qui ne reprennent pas, parfois par méconnaissance de la nature des infractions, la circonstance aggravante de l’homophobie », ajoute Mickaël Bucheron.

Vendredi, Flag! a distribué des affiches et faux PV d’amende pour homophobie » au siège de la Direction générale de la gendarmerie nationale à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) à la veille de la journée mondiale contre l’homophobie.

« Au sein de la gendarmerie, on nous fait souvent remonter des paroles blessantes. Certains se demandent encore s’ils doivent ou non parler de leur orientation sexuelle par peur d’être pénalisé dans l’avancement de leur carrière », dit Grégory Tessel, adjudant à la Section de recherches de Paris et secrétaire adjoint de Flag!.

Le gendarme se félicite de la mise en place de la plateforme de signalement intranet « Stop Discri », créée début mars, qui permet aux gendarmes, victimes ou témoins, d’harcèlement ou de discriminations de saisir directement l’Inspection générale de la Gendarmerie.

« Ce dispositif a deux vertus : faciliter l’expression d’une souffrance et avoir un outil de mesure d’un comportement qui n’a pas lieu d’être dans la gendarmerie nationale », renchérit le colonel Emmanuel Miglierina, chargé de mission auprès du directeur des personnels militaires de la gendarmerie nationale.

A ce jour, la plateforme « Stop Discri » a enregistré 26 signalements, dont une dizaine pour harcèlement moral et le reste épinglant une mauvaise gestion administrative. Six font actuellement l’objet d’une enquête administrative.

(Source AFP)

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Article publié pour la première fois le 12/06/2014

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