Les voitures volantes : un mythe

Arrêtons de rêver, on ne n'utilisera jamais une voiture volante pour aller bosser ou dîner avec nos beaux-parents. ...

Arrêtons de rêver, on ne n’utilisera jamais une voiture volante pour aller bosser ou dîner avec nos beaux-parents.

Explications.

Ces dernièrs temps, les voitures volantes sont de retour sur le devant de la scène avec le premier aperçu du projet de Larry Page, cofondateur de Google. Nommée Kitty Hawk Flyer, cette espèce de moto légère est capable de voler au-dessus de l’eau et devrait être commercialisée prochainement. Mais soyons réalistes, il s’agit d’un gadget pour amateurs richissimes : les voitures volantes réelles resteront probablement de la science-fiction.

Peu importe ce qu’affirment les riches PDG et entrepreneurs du monde de la tech, posséder un véhicule de ce type ferait uniquement de nous les propriétaires d’une mauvaise auto et d’un aéronef encore bien pire. Même si ces deux types de machines sont créés pour transporter des personnes, elles le font de manière fondamentalement différente. Et il apparaît impossible de les réunir pour un usage commun et quotidien, désolé.

Pour prendre conscience de cette impossibilité, il suffit de regarder en arrière, dans les années 1960. L’industrie essayait déjà de combiner ces formes de transport et ça a aussi mal fonctionné qu’aujourd’hui.

Prenons l’exemple du Amphicar Model 770. Près de 4 000 exemplaires de cette voiture-bateau avaient été produits entre 1961 et 1965, pourtant les ventes n’ont jamais décollé. Pourquoi ? Sans doute parce que l’Amphicar n’a jamais excellé en tant que voiture (avec une vitesse maximale de 110 km/h) ou en tant que bateau (les voies d’eau étaient fréquentes).

« On aime à penser que c’est la voiture la plus rapide sur l’eau et le bateau le plus rapide sur la route », affirmait John Hein, le concepteur du monstre. Mais il n’était pas le seul « enthousiaste de l’Amphicar » : le président américain Lyndon Johnson l’utilisait pour emmener, sans les prévenir, des voyageurs sur l’eau tout en se plaignant des freins. Une bonne blague, mais qui est représentative de ce que sont les voitures volantes (ou les voitures bateaux) : peu pratiques, peu efficaces, et sont principalement un gadget destiné aux riches.

Pour aller dans les nuages, mieux vaut prendre l’avion

Bon, à ce stade, vous êtes probablement en train de hocher la tête en pestant : « Mais les voitures volantes existent déjà ! » Et vous avez raison. La start-up slovaque AeroMobil a l’intention de vendre un véhicule qui est à la fois un avion léger et une automobile design avant 2020. Alors comment puis-je être aussi sûr de mon affaire ? Pour la simple et bonne raison que comme tous les avions traditionnels, l’AeroMobil a besoin d’une véritable piste pour prendre son envol.

Il y en a une dans votre jardin ? Ou peut-être devant l’entrée de votre travail ? Chez votre grand-mère ? Ce n’est pas mon cas et je doute que ce soit le vôtre. Puis il faut également noter que l’AeroMobil devrait coûter entre 1,2 et 1,5 million d’euros. À ce prix-là, on pourrait acheter un Cessna à une place – un avion léger – et n’importe quelle voiture.

Bon. Si l’on exclut l’AeroMobil et son coût exorbitant, on pourrait peut-être s’attarder sur un véhicule plus petit et a priori moins cher, comme le Kitty Hawk de Larry Page ? Même si cet objet vole, il a seulement été conçu pour le faire au-dessus de l’eau et ressemble plus à une bouée gonflable nouvelle génération qu’à une voiture. Il existe aussi un prototype créé par la société Lilium Aviation. Celui-ci ressemble plus au rêve de la voiture volante, avec son atterrissage et son décollage à la verticale – comme un hélico – mais c’est essentiellement un avion électrique. Vous imaginez 45 000 de ces engins se promener à New York ou à Paris ? Tous les policiers feraient un infarctus dans la foulée.

Retour sur Terre

Les voitures classiques, bien accrochées au plancher des vaches, ont leurs propres problèmes techniques et légaux. Le code de la route a sa raison d’être et, en imaginant que les voitures volantes se démocratisent, on se retrouve devant tout un tas de nouveaux soucis.

« Si quelqu’un n’entretient pas sa voiture volante, elle pourrait perdre son enjoliveur et vous guillotiner », observait justement Elon Musk dans une interview à Bloomberg. « Votre niveau d’anxiété ne baissera clairement pas avec un tas d’objets volants et bruyants se promenant au-dessus de votre tête. » Pas faux. Et là, on ne se rapproche même pas de tous les problèmes de trafic, notamment la nuit ou lorsqu’un conducteur de véhicule volant décide d’envoyer un petit SMS.

Honnêtement, mieux vaut passer sa licence de pilote si l’on a envie de voler. Puis si le problème est que votre travail est trop loin de votre domicile, déménagez. L’efficacité de cette démarche a été scientifiquement prouvée.

Cela étant dit, les technologies permettant de créer des voitures volantes sont peut-être pour demain, ou même déjà là. Mais ces voitures ne seront jamais répandues à grande échelle, même si aimerait vraiment beaucoup.

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Avec Mashable

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