CultureLes Parisiens

Les Parisiens : Simon et Julie

Fiers de leur capitale, les Parisiens prennent la parole pour exprimer ce qui fait de Paris une Ville Lumière illuminant les rêves de chacun. Car oui, la vie est belle à Paris !

Paris est bien plus qu’une ville : c’est un véritable symbole. De liberté. D’amour. Et que serait Paris sans ses Parisiens ? Ces hommes et femmes riches de traditions, de religions et de cultures différentes mais unis dans le respect des autres.

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Simon, 23 ans, rencontré au Dernier Bar avant la Fin du Monde

« Ça va faire bientôt trois mois que je suis à Paris, et j’ai l’impression que je ne finirai jamais d’être ébloui par cette ville.

Seulement, la chose qui m’a fait choisir Paris face à d’autres villes restera sûrement l’accès à la culture. En trois mois, j’ai pu faire deux fois plus d’expos que dans le reste de ma vie. Et je vous laisse imaginer à quel point il est difficile de se procurer des comics à Jarnac (ville où j’ai grandi).

Ici, à Paris, il y une rue entière que pour les comics ! Rue de Dante, 150 mètres et 6 magasins comics/produits dérivés, en plus des deux bars sur les thèmes de la BD et de Star Wars. Je suis comme un gamin ici.

J’ai pu participer à la Comic Con de Paris en Octobre dernier, mais à Paris, on peut croiser des gens dans les bars qui ont un t-shirt Star Wars ou un tatouage Batman et simplement discuter si, oui ou non, l’essence d’avion peut faire fondre des poutres d’acier.

C’est comme avoir internet en direct, et c’est franchement pas mal. »

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Julie, 21 ans, rencontrée dans la rue Monge

« Je savais pas trop quoi faire comme études à la base, je voulais juste aller en fac d’anglais mais je me suis foutue en prépa littéraire. Du coup, je me suis retrouvée à Paris, alors que j’avais vécu à Tahiti toute ma vie.

Tahiti, une île minuscule dans le Pacifique, avec 180 000 habitants. Paris ? Paris, beaucoup trop de gens, des transports tout gris, de la pluie. Elle est où la plage ? Les gens qui se connaissent tous et qui discutent en se souriant et en se tutoyant ?

Pfolala. Ma première année était catastrophique ; j’étais en banlieue, sans famille, et en prépa. Les insomnies, le stress, je prenais même pas le temps de visiter la belle capitale. Un jour, j’ai pété un câble : j’avais l’impression de devenir comme tous ces visages ternes dans le métro qui prennent même pas le temps de lever la tête pour voir qu’il y a une femme enceinte qui cherche une place.

Alors j’ai pris mes écouteurs, j’ai marché, j’ai pris n’importe quel transport et j’ai découvert la ville. Ses rues cachées, ses spots inconnus, des endroits abandonnés largement plus beaux que le Champ-de-Mars. Dans le métro, je me retrouvais à parler à des inconnus avec un grand sourire. Je n’avais pas envie de me perdre. Je me disais “merde, cette capitale consommatrice ne va pas m’achever !” Il faut que je reste moi-même : avenante, souriante, curieuse.

Et puis les années passent et je me rends compte que j’ai débarqué à Paris avec un très mauvais préjugé : les Parisiens, c’est des cons. Alors certes, les Parisiens, c’est des personnes stressées, mais c’est surtout des gens soudés et ouverts. Combien d’amis me suis-je fait en parlant avec des inconnus dans le métro, à rester assise sur un banc avec un vieux dans un square, à aider les touristes. Aider les touristes ! Je suis tellement fière de me dire que Paris est devenue ma deuxième ville au point que je peux aider des étrangers, personne que j’étais il y a encore quatre ans pour Paris.

Tahiti et Paris, c’est pas la même chose, mais je suis heureuse de voir que j’ai été capable de m’intégrer dans une si grande ville, et de voir que cette dernière m’a tout autant intégrée en acceptant ma culture.

Je ferai pas ma vie ici, je veux quand même retourner sur mon île, mais Paris restera dans ma tête : les cafés, les petits sourires entre deux personnes quand une troisième fait une gaffe dans le métro, les vieux dans les parcs, les Buttes-Chaumont, la grosse couette sous les toits par temps de pluie. Les boîtes de nuit “underground” où tu peux te ramener en Vans, les discussions avec des inconnus sur un quai à s’échanger nos bières, les kebabs. Oui, les kebabs, une putain de découverte pour moi qui mange du thon la plupart du temps à Tahiti.

Paris c’est un mélange de tout et n’importe quoi, ça donne un truc génial, une atmosphère différente à chaque rue, c’est une découverte perpétuelle. »

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Ce reportage vous est présenté par Mathilde Rochefort, Erwan Roudaut, Alexandre Dobrowolski et Maxime Horbez.

Retrouvez tous les témoignages des parisiens en cliquant ici

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Article publié pour la première fois le 27/12/2015

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