CultureLes Parisiens

Les Parisiens : Anthony, Fabrice et François

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Fiers de leur capitale, les Parisiens prennent la parole pour exprimer ce qui fait de Paris une Ville Lumière illuminant les rêves de chacun. Car oui, la vie est belle à Paris !

Paris est bien plus qu’une ville : c’est un véritable symbole. De liberté. D’amour. Et que serait Paris sans ses Parisiens ? Ces hommes et femmes riches de traditions, de religions et de cultures différentes mais unis dans le respect des autres.

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Anthony, 32 ans, et Fabrice, 41 ans, rencontrés au Dunkerque

« Paris, ville de libertés. Amoureux depuis quelques mois, nous avons la chance de pouvoir nous aimer au grand jour – sans retenue – et faisons exploser notre bonheur.

À Paris, il nous est impossible de nous ennuyer : nous avons tout le temps des amis à retrouver, des endroits à explorer.

Nous profitons pleinement de la vie, auprès des gens que nous aimons.

Nous avons la chance d’aimer les choses simples de la vie. Et pour ne pas citer Léonard de Vinci : “Simplicity is the ultimate sophistication” (“La simplicité est la sophistication ultime”).

😉 »

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François, 33 ans, rencontré à la Cantine des pieds nickelés

« Paris, j’y débarquai le coeur pincé voici treize années. Bourguignon de racines, j’y apportai mon amour des vins, de la chère, mes passions dévorantes et mon appétit d’enfant pour les technologies qui emplissent notre quotidien. Parce que Paris, plus que toute autre ville de ce cher pays, on y apporte tous de nous, ce n’est pas un temple immuable, un monde figé dans lequel il faut trouver sa place. Cette place, on la creuse avec son âme, avec sa joie, avec son coeur. C’est une entité vivante, une ville dont on prend le pouls sur le bord d’une terrasse, accoudé au comptoir matinal, le café à la main à écouter deviser des habitués du quartier. Paris, c’est une vaste lilipute où l’on se croise allègrement, où chacun se connaît de loin en loin.

Encore étudiant, mon tuteur d’anglais nous avait fait cette étonnante remarque “Paris is a walkable city” (traduisez “Paris se laisse arpenter à pied”)… Tellement vrai ! Alors, les métros étaient mon antre, je ne connaissais Paris que par bouffées, par quartiers que reliaient le réseau centenaire. Jamais encore je n’avais eu l’idée de déambuler entre deux rendez-vous, de me promener au gré du hasard. Ce n’est qu’alors que je compris Paris, ses troquets, ses ruelles, ses villages, ses mille ambiances, cette vie papillonnante aux terrasses fleuries et caféinées. Il me fallut bien des années pour apprivoiser ce monde trépidant, cette vaste fourmilière aux cent quartiers, aux mille clochers, aux millions d’âmes. Paris, j’y ai pris mes aises, en ai goûté les quartiers, de la rue des Cinq Diamants, au square des Batignolles ; du parc Montsouris, au parc des buttes Chaumont.

Depuis, j’ai élu domicile au centre de la bête, dans le plus à l’étroit de ses arrondissements, dans cet amas de rues où se côtoient pêle-mêle cent monuments mondialement connus, de l’opéra Garnier au Louvre en passant par la Comédie Française, le Palais Royal ou le Palais Brogniart. C’est un quartier grouillant, où l’on peut à toute heure se délecter des meilleurs okonomiyakis du pays, rue Sainte-Anne, humer les odeurs de café fraîchement torréfié, rue des petits champs, faire un détour passage Vivienne, dans ce vestige bourgeois des passages couverts du XIXème siècle, pour enfin se poser à son aise à l’un des centaines de troquets, bistrots, bars et restaurants qui jalonnent le chemin nous ramenant à l’ancienne Halles aux grains, depuis Bourse du commerce, qui marque l’entrée dans le quartier des Halles. On pourrait en faire le tour mille fois et y découvrir encore quelques traces oubliées du passé parisien.

En treize années, j’y ai fait mes souvenirs, dont celui-là que je vous livre et où quelqu’un se reconnaîtra. C’était, voici sept années, lors des premiers frimas. Attablé dans un petit restaurant feutré en hauteur de Montmartre, j’attendais un ami, le calepin sur la table à griffonner quelques mots. Les souvenirs sont encore frais, son sourire toujours aussi carnassier, ses cheveux en pétard et les confits d’agneau piqués d’une branche de romarin fumante qui s’avançaient vers nous en embaumant la salle. De verres de vin en tasses de thé, la soirée s’avança sans que nous y prenions garde. Je décidai alors de finir la soirée au grand air de novembre. L’ami m’accompagna et nous descendîmes la butte pour rouler doucement au gré de nos échanges jusqu’au creux de la Seine, sur une berge de pierre à regarder miroiter les lueurs de la ville sous un vieux saule qu’on avait laissé là. C’était un de ces soirs de romance, un moment hors du temps dans cette ville qui ne vieillit pas… »

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Ce reportage vous est présenté par Mathilde Rochefort, Erwan Roudaut, Alexandre Dobrowolski et Maxime Horbez.

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