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Les migrants d’Ellis Island dans les années 1900

Vue

Ces immigrés du monde entier ont été photographiés entre 1906 et 1911.  Les portraits, sublimes, ont été colorisés récemment

À cette époque, ils étaient des milliers à passer chaque jour par Ellis Island pour s’installer en Amérique.

Ces photographies ne montrent qu’un minuscule échantillon des plus de 12 millions d’immigrants qui sont entrés aux États-Unis entre 1892 et 1954 par Ellis Island, cette île située en face de New York et principale porte d’immigration américaine de l’époque.

Environ 5 000 migrants sont entrés chaque jour à Ellis Island au moment du pic d’immigration. Aujourd’hui, un Américain sur trois aurait au moins un ancêtre à y être passé.

Les hommes et les femmes pris en photo ici portent leurs plus beaux vêtements, souvent les habits traditionnels de leurs pays, emmenés dans leurs valises.

L’auteur des photos, Augustus Francis Sherman, était responsable des registres et photographe amateur. En 1907, certains de ses portraits ont été publiés dans National Geographic.

Les images ont été colorisées récemment par Jordan Lloyd, de Dynamichrome, en se basant sur des recherches historiques pour authentifier avec précision les couleurs des habits traditionnels de chaque pays, portés fièrement par les migrants.

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« Femme ruthène », 1906. Elle porte un habit traditionnel de Ruthénie, une région d’Europe où on parlait slave. Il consistait en une robe de lin décoré de motifs floraux traditionnels. Le veston sans manches est un patchwork de cuir de mouton.

ellisisland2.jpg« Homme algérien », 1910. Il porte une kufiya, un carré de tissu retenu sur la tête par un iqual, un diadème de poils de chameaux. Ainsi qu’une tunique kaftan, un habit présent dans de nombreuses cultures, fait de laine, soie ou coton.

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« Femme norvégienne », 1910. L’habit traditionnel norvégien s’appelle le bunad et il était généralement fait à la main, chez soi, dans les régions rurales. Les femmes se couvraient la tête pour montrer qu’elles étaient mariées.

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« Joueur de flûte roumain »,1910. La veste en cuir de mouton, appelée cojoc, est ici très simple. Elle suggère que l’homme fait partie de la classe ouvrière. Son veston sans manche est appelé pieptar, et était porté par les hommes comme par les femmes.

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« Femme hollandaise », 1910. Le grand bonnet est un des habits les plus reconnaissables de l’habit traditionnel danois.

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« Joseph Vasilon, prêtre grec-orthodoxe », 1910. Les costumes de l’Eglise grecque orthodoxe sont restés quasiment identiques jusqu’à aujourd’hui. Sur la photo, le pope a un cassock, long manteau qui habille tous les membres du clergé. Et un chapeau appelé kalimavkion, normalement porté pendant le service.

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« Soldat albanais », 1910. Probablement originaire du Nord-est de l’Albanie, ce soldat porte un chapeau appelé qeleshe et une veste appelée jelek ou xhamadan, décorés différemment selon les régions.

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« Homme bavarois », 1910. L’habit traditionnel allemand s’appelle le trachten. Si aujourd’hui on l’associe plutôt à l’Oktoberfest la culotte en cuir bavaroise était à l’époque portée au quotidien dans les régions rurales< ellisisland10.jpg

« Femme guadeloupéenne », 1911. Le turban, porté par les femmes mariées, est ici fait d’un tissu de Madras, ville indienne connue pour son coton sous la colonisation britannique. Ce « check de Madras » s’est ensuite popularisé aux Caraïbes sous domination française.

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« Garçon indien », 1911. Le topi (mot pour « chapeau »), porté dans tout le subcontinent indien avec de nombreuses variations régionales et de significations, est particulièrement populaires dans les communautés musulmanes, où on l’appelle taqiyah. Le khadi de coton et le voile de prière sont souvent faits main sur un rouet, et portés toute l’année.

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« Femme italienne ». Cette robe traditionnelle était longue jusqu’aux chevilles. Les femmes portaient souvent des voiles et des châles, et des tabliers brodés de fleurs pour les mariages ou les occasions spéciales.

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« Berger roumain », 1906. Le manteau porté sur la photo est une veste de berger typique, appelée sacira, faite de trois ou quatre peaux de moutons cousues ensemble, qui descendait généralement sous le genoux. Il pouvait être utilisé comme un oreiller pour passer la nuit dehors.

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« Homme cosaque », 1910. On appelait « cosaques » des soldats de l’Est de l’Europe qui étaient des gardes-frontières. Ils devaient fournir eux-mêmes leur uniforme, leurs armes et leur cheval. Les nombreuses poches sur le devant de leur veste servaient à entreposer des gazyri, des tubes de poudre métalliques servant de munition aux premières armes à feu.

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« Femme samie ». Les samis sont des indigènes des régions arctiques, d’une grande zone qui s’étend du nord de la Norvège à la péninsule de Kola en Russie. Leur habit traditionnel, typiquement bleu, s’appelle le Gatki, et était porté pour travailler comme pour les mariages.

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« Fille d’Alsace-Lorraine ». À l’époque, cette région était germanique et on y parlait Allemand. Les femmes y portaient ce grand nœud, le schlufkapp pour signifier qu’elles étaient célibataires – en noir chez les protestantes et en coloré chez les catholiques.

Augustis Francis Sherman / New-York / New York Public library & Jordan Lloyd / Dynamichrome

avec Mashable

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Article publié pour la première fois le 08/12/2016

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