La saga Madonna

Depuis ses débuts, il y a près de trente ans, Madonna a vendu plus de 300 millions de disques dans le monde, le record absolu pour une chanteuse, selon le Livre Guinness des Records.

Chanteuse, mais aussi actrice, réalisatrice et productrice, Madonna mène sa carrière en véritable femme d’affaires, réinventant constamment sa musique et son image, avec un côté volontiers provocateur.

Avec son album, “MDNA”, Madonna montre qu’elle est toujours la “Reine de la Pop” et qu’elle a su relever avec brio le défi lancé par la nouvelle génération. “MDNA” est un disque à double facette, avec un côté sérieux qui évoque les souffrances de la chanteuse après son divorce, et un côté plus optimiste tourné vers la danse et le monde de la nuit. En tout cas, Madonna n’a pas perdu le sens de la provocation. Le titre de l’album, “MDNA”, qui est un raccourci de son nom, est aussi une allusion à peine voilée à l’ecstasy, la drogue souvent associée aux musiques électroniques dont l’abréviation scientifique est MDMA !
Le premier single extrait de l’album, “Give me all your luvin’”, est interprété avec les deux stars du hip-hop, Nicki Minaj et M.I.A. C’est le trente-huitième titre que Madonna classe dans le Top Ten du Billboard. Il a été cosigné et coproduit par le DJ français Martin Solveig.

“Give me all your luvin’” (CD “MDNA”)

Madonna Louise Veronica Ciccone est née dans une famille italienne de Bay City, dans le Michigan, le 16 août 1958. Elle est la troisième d’une famille de six enfants. Elle a tout juste cinq ans lorsque sa mère décède. C’est son père, qui travaille comme technicien chez Chrysler, qui prend en charge son éducation et qui lui inculque certains principes de rigueur dont elle mesure aujourd’hui toute la valeur.

“Je crois que si mon père n’avait pas été si sévère, je ne serais pas devenue ce que je suis. Cette sévérité m’a donné un certain sens de la discipline qui m’a bien aidé dans ma vie privée et dans ma carrière. Et je n’ai pas eu peur de travailler dur pour y arriver. Tout le monde dans la famille a dû apprendre à jouer d’un instrument. Mon père y tenait absolument. J’ai pris des cours de piano pendant un an et demi, et puis j’ai convaincu mon père de me laisser faire de la danse à la place. J’ai ainsi échappé à ces leçons de piano que je détestais. Il y avait toujours de la musique à la maison : l’un qui faisait des gammes, l’autre qui écoutait la radio, le troisième qui chantait dans son bain. C’était bruyant, très bruyant.”

“Lucky star” (CD “Madonna”)

En 1976, après avoir entamé des études à l’Université du Michigan, Madonna abandonne tout pour la danse. Elle auditionne pour des comédies musicales à New York et, en 1979, elle se retrouve à Paris comme danseuse et choriste dans le show de Patrick Hernandez, le créateur de “Born to be alive”. Mais ce qu’elle veut, c’est être la star et pas seulement un élément du spectacle. Elle rentre alors à New York.
Madonna est aussi musicienne. Elle joue de la guitare, des claviers et surtout de la batterie, notamment dans le groupe The Breakfast Club. C’est à cette époque qu’elle commence d’ailleurs vraiment à chanter. En 1980, avec Steve Bray, un copain d’université, elle monte son propre groupe, Emmy, qui joue du rock new-wave avec beaucoup de succès. Mais elle s’en éloigne très vite pour explorer un terrain musical plus funky. C’est Mark Kamins, le disc-jockey de la Dancetaria de New York, qui lui obtient un contrat avec Sire Records et qui produit le single “Everybody” en avril 1982.

“Everybody” (CD “Madonna”)

Le single “Everybody” rencontre beaucoup de succès, surtout dans les discothèques. Il est suivi par “Burning up”, alors qu’un album simplement titré “MADONNA” paraît en août 1983. Il végète dans les profondeurs des classements jusqu’à la parution en 45-tours de “Holiday”, qui se classe N°16 aux Etats-Unis. L’album entame alors une longue ascension qui le mènera jusqu’au Top Ten un an après sa sortie.

“Holiday” (CD “Madonna”)

En juillet 1984, Madonna a déjà terminé l’enregistrement d’un deuxième album. Mais comme le premier marche toujours très fort grâce au succès de “Lucky star” et de “Borderline”, sa maison de disques décide d’en retarder la sortie. Madonna, qui est depuis un an sous contrat d’actrice avec la Williams Morris Agency, profite de cette période de liberté pour tourner dans “Recherche Susan, désespérément”, le film de Susan Seidelman. En novembre 1984, elle peut enfin publier son nouvel album, “LIKE A VIRGIN”.

“Like a virgin” (CD “Like a virgin”)

En décembre 1984, l’album et le single “Like a virgin” sont N°1 aux Etats-Unis. Madonna vient d’atteindre un des buts qu’elle s’est fixés. Elle est devenue une personnalité du spectacle, avec le côté sexy et tragi-comique d’une Marilyn des années 80. Elle fait alors la une de la plupart des journaux, jusqu’au très officiel “Time” qui lui consacre sa couverture. Lorsque certains magazines publient des photos qui la montrent nue, elle s’en moque. Il faut savoir qu’elle a été modèle dans une école de photo de New York et qu’il doit exister à peu près deux mille clichés de ce genre. En fait, elle récolte à la fois la gloire et la rançon de la gloire, mais elle sait que c’est le prix à payer.

“Il y a certaines choses qu’il faut accepter dans ce métier lorsqu’on devient un personnage public et que les gens veulent tout savoir de toi. Il faut tolérer jusqu’à un certain point les intrusions dans ta vie privée, tu sais, les gens qui t’accostent dans la rue, les interviews, ceux qui veulent te connaître, te toucher. Il faut accepter jusqu’à une certaine limite, puis tracer une frontière infranchissable.”

“Crazy for you” (CD “Vision quest”)

“Crazy for you”, une ballade extraite de la bande originale du film “Vision Quest”, est N°1 en avril 1985 et permet à Madonna de conquérir un public encore plus large. Devenue le nouveau sex-symbol de l’Amérique, elle exhibe son nombril tout au long du “Virgin Tour”, une tournée marathon qui se termine dans le délire à New York, au Madison Square Garden. Au même moment, “Recherche Susan, désespérément” réalise de très bons scores sur les écrans du monde entier. Extrait de la bande originale du film, “Into the groove” est N°1 en Angleterre en août 1985.

“Into the groove” (CD “Desperately seeking Susan”)

Le 16 août 1985, le jour de son vingt-septième anniversaire, Madonna épouse Sean Penn qu’elle avait rencontré sur le tournage de la vidéo de “Material girl”. L’année suivante, on les retrouve tous les deux à l’affiche de “Shanghaï Surprise”, un film produit par George Harrison. Mais c’est un échec.
Malgré cette contre-performance, un rapide bilan de l’année 1985 a de quoi laisser rêveur. Madonna a classé cinq titres dans le Top Five américain. : “Like a virgin”, “Material girl”, “Crazy for you”, “Angel” et “Dress you up”. En Angleterre, il faut rajouter à cette liste de succès “Into the groove”, “Holiday” et “Gambler”. L’album “Like a virgin” est un N°1 mondial et le film “Recherche Susan, désespérément” a rapporté plus de dix fois la mise de départ. Une évidence s’impose : Madonna est bien la nouvelle reine du show business.

“Material girl” (CD “Like a virgin”)

Madonna revient en avril 1986 avec un nouveau single, “Live to tell”, un extrait de la bande originale du film “Comme un chien enragé”, dont la vedette n’est autre que son mari Sean Penn. La vidéo permet de découvrir une Madonna new-look, cheveux courts blonds platine, vêtue avec beaucoup de sobriété.
On retrouve ce titre sur son troisième album, “TRUE BLUE”, qui sort en juillet 1986. C’est un véritable réservoir à tubes où l’on remarque notamment “Papa don’t preach”, “Open your heart”, ainsi que “La Isla Bonita”, une chanson que Pat Leonard avait écrite au départ pour Michael Jackson.

“La Isla Bonita” (CD “True blue”)

Madonna retrouve alors le cinéma avec “WHO’S THAT GIRL?”, où elle a une partenaire pour le moins inattendue : une panthère noire. Pour la bande originale de ce film, elle interprète quatre nouveaux titres cosignés par deux de ses collaborateurs les plus talentueux, le clavier Pat Leonard et le vieux copain de ses débuts, Steve Bray. En août 1987, “Who’s that girl” est N°1 des deux côtés de l’Atlantique.

“Who’s that girl?” (CD “Who’s that girl?”)

Les succès de “True blue” et de “Who’s that girl” ont conforté Madonna dans son statut de phénomène planétaire de la seconde moitié des années 80. 1988 marque la fin de son union volcanique avec Sean Penn. Elle aura duré trois ans et quatre mois.
Un nouvel album, “LIKE A PRAYER”, paraît en mars 1989. Il sort à grand renfort de publicité, orchestré par une Madonna devenue experte dans l’art de vendre et de se vendre. A la fois ange et démon, elle déclenche la fureur des autorités catholiques en mêlant sexe et religion dans le clip de “Like a prayer”. Mais elle se rachète en récitant l’acte de contrition en conclusion de son album. Le disque a été réalisé essentiellement par Pat Leonard et Steve Bray, deux musiciens auxquels Madonna a souvent recours.

“Souvent, c’est Pat Leonard qui me propose une mélodie comme ‘Oh father’, un titre que nous n’avons que peu modifié. Il me propose donc une musique, je l’écoute encore et encore jusqu’à ce que des mots me viennent à l’esprit. Et je les mets sur le papier. Parfois, c’est moi qui lui apporte l’idée d’une chanson sous la forme de quelques paroles ou d’une simple émotion. Ou bien j’ai un petit morceau de chanson dans la tête, je lui fredonne et il se met à broder autour. C’est plus long de cette manière, mais comme je joue très mal moi-même… En fin de compte, cela donne un résultat bien plus original. C’est pareil avec Steve Bray. Il arrive parfois avec une chanson incomplète dont il possède couplet et refrain, mais pas le pont. Alors on l’écrit tous les deux.”

“Like a prayer” (CD “Like a prayer”)

Madonna renoue ensuite avec le cinéma. On peut la voir dans “Bloodhounds of Broadway”, puis dans une réalisation de Warren Beatty, “Dick Tracy”. Le 13 avril 1990 à Tokyo, elle entame une nouvelle tournée baptisée “The Blond Ambition World Tour”, un titre qui traduit bien son envie acharnée d’être toujours la première. C’est un trait de son caractère qui remonte à son plus jeune âge et qu’elle assume parfaitement.

“Lorsqu’on fait partie d’une famille nombreuse, il existe une grande rivalité entre frères et sœurs. Mis à part hurler comme une malade ou faire n’importe quoi pour attirer l’attention, c’était à celui qui ferait les pires choses pour se faire remarquer et ça se terminait par une punition bien méritée. A part cela, je faisais le maximum à l’école. Mon père nous récompensait si nous avions de bonnes notes et mon but était donc de ramener le meilleur carnet. Ce n’était pas parce que les études me passionnaient, mais pour être la meilleure. Mon père nous donnait vingt-cinq cents pour chaque dix et je voulais gagner le maximum d’argent pour faire pâlir d’envie mes frères et sœurs.”

En mai 1990, le “Blond Ambition World Tour” arrive aux Etats-Unis alors que “Vogue” est N°1. C’est un extrait du nouvel album de Madonna, “I’M BREATHLESS”. Son titre fait référence à Breathless Mahoney, le personnage qu’elle incarne dans le film “Dick Tracy”.

“Vogue” (CD “I’m breathless”)

“Justify my love” (CD “The Immaculate Collection”)

Fin 1990, Madonna propose “THE IMMACULATE COLLECTION”, une compilation qu’elle a dédiée “au Pape, son inspiration divine”. La chanteuse pousse la provocation encore un peu plus loin en proposant un clip très chaud pour illustrer l’un des inédits de l’album, “Justify my love”, un titre co-écrit avec Lenny Kravitz.
Début 1992, elle triomphe avec le film “Une équipe hors du commun” et avec la chanson qui en est extraite, “This used to be my playground”. Madonna est désormais à la tête de Maverick, une société qu’elle a fondée avec Time-Warner, le N°1 de l’édition musicale. En octobre 92, elle est en Europe pour assurer la promotion des deux premiers produits portant le label Maverick : un livre de photos osées baptisé “Sex”, et un nouvel album au titre tout aussi significatif, “EROTICA”. L’opération est lancée à Cannes, où Madonna, toujours provocatrice, arbore le fameux soutien-gorge conique créé pour elle par Jean-Paul Gaultier.

“C’est fait pour provoquer, mais ce n’est pas uniquement une simple provocation sexuelle. J’y vois d’autres éléments et pas seulement celui-là. J’aime provoquer les gens, mais je ne pense pas au danger qui pourrait en découler. Et s’il y a danger, je trouve ça plutôt excitant.”

“Erotica” (CD “Erotica”)

Malgré des premiers résultats encourageants, l’album “Erotica” ne reste pas plus d’un mois dans le Top Ten. Cette fois, le public de Madonna se lasse et n’accroche pas. Au cinéma, les choses ne vont guère mieux et sa performance dans “Snake eyes” d’Abel Ferrara ne parvient pas à masquer l’échec de “Body”, un thriller érotique raté.
Au printemps 94, Madonna se classe N°2 aux Etats-Unis avec le single “I’ll remember”, extrait de la bande originale du film “With honors”. Ce succès est le premier signe de son retour au premier plan. Elle a su digérer les moqueries, surmonter l’incompréhension et admettre ses erreurs. Là où d’autres auraient laissé une part d’eux-mêmes, Madonna a été assez forte pour conserver son équilibre.

“Le plus dur, c’est d’être si profondément mal comprise, de ne pas se laisser détruire et de reprendre le travail, de continuer à écrire, de continuer à s’exprimer sans écouter ni tenir compte de tout ce qui se dit autour de toi. C’est très difficile. Quand les gens sont heureux et enthousiastes, lorsqu’ils acclament ton nom et te disent que tu es la plus grande, ça ne te pousse pas à réfléchir sur toi-même, ça ne t’encourage pas à réfléchir autant que lorsque les gens t’interrogent et mettent en question ce que tu fais.”

“Secret” (CD “Bedtime stories”)

Après les excès d’”Erotica”, Madonna revient en octobre 1994 avec “BEDTIME STORIES”, un album “politiquement correct” qui ne contient rien qui puisse choquer les oreilles sensibles. C’est une collection de onze chansons destinées à la rétablir dans son statut de “Reine de la Pop”. Pour parvenir à ce résultat, elle s’est entourée des producteurs et des compositeurs qu’elle considère comme les meilleurs du moment.

“Je désirais travailler avec tous ces gens car j’avais beaucoup d’admiration pour ce qu’ils avaient fait précédemment. Par exemple, je suis une grande fan de Babyface depuis très longtemps. Je le considère comme l’un des meilleurs compositeurs du moment et je voulais écrire avec lui. Dallas Austin, j’avais entendu l’une de ses productions, Joi, que j’avais trouvée renversante. Nellee Hooper possède un talent exceptionnel. J’adore l’album de Björk. Il m’a beaucoup inspiré, tout comme les autres productions de Nellee, Massive Attack et Soul II Soul. Quant à Dave Hall, il m’avait été imposé par mon business manager. Je ne voulais pas travailler avec lui. Et puis je l’ai rencontré, je l’ai apprécié, on s’est mis à écrire ensemble et ça a très bien fonctionné.”

Extrait de “Bedtime Stories”, le titre “Take a bow” restera N°1 dans les classements du Billboard pendant sept semaines consécutives. C’est un record pour Madonna.

“Take a bow” (CD “Bedtime stories”)

En novembre 1995, “SOMETHING TO REMEMBER” est une compilation où l’on retrouve les plus belles ballades de Madonna, ainsi que quelques inédits. Le clip de “Love don’t live here anymore” a été réalisé par Jean-Baptiste Mondino en Argentine, où la “Bad Girl” est en train de tourner l’adaptation filmée de la comédie musicale “EVITA”, sous la direction d’Alan Parker.
A Buenos Aires, le choix de Madonna pour incarner le personnage quasi sacré d’Eva Peron provoque bien des remous, aussi bien dans la classe politique que dans les milieux religieux. Mais ces manifestations hostiles se calment vite et le tournage se déroule sans incident notable. A la sortie du film et du disque qui l’accompagne, Madonna a même droit à des compliments, à la fois pour sa prestation d’actrice et pour sa performance vocale.

“Don’t cry for me Argentina” (CD “Evita”)

Chanteuse, actrice et femme d’affaires, Madonna est aussi mère de famille depuis le 14 octobre 1996, date de naissance de sa fille Lourdes Maria, dont le papa est Carlos Leon, son coach sportif devenu son compagnon.
Pour essayer de trouver les réponses aux questions qu’elle se pose, Madonna se tourne alors vers la kabbale, une école de pensée ésotérique issue du judaïsme. Elle poursuit sa route avec la même volonté de réussir qui l’anime depuis ses débuts. Elle est plus mûre, plus épanouie, sans avoir rien cédé et sans rien regretter.

“Avoir des regrets, c’est une perte de temps, car même lorsqu’on fait des erreurs, il y a un aspect positif. Il y a des choses auxquelles je pense parfois : tu aurais dû rester à l’école et poursuivre tes études. Tu aurais pu faire ceci ou cela. Mais de ces choses, on peut dire qu’elles sont toujours faisables. Et c’est donc tout-à-fait différent d’un regret.”

Le 14 février 1998, à New York, Madonna donne son premier concert depuis quatre ans. Elle a choisi la scène du Roxy, l’endroit même où elle avait débuté quatorze ans plus tôt. C’est pour elle l’occasion de présenter son nouvel album, “RAY OF LIGHT”. C’est le résultat d’une collaboration avec le Britannique William Orbit, grand spécialiste de “l’ambient” et de la musique électronique. “Ray of light” est un excellent album. Il rétablit une crédibilité artistique bien entamée par les errements de la chanteuse au début des années 90.

“Frozen” (CD “Ray of light”)

Après la réussite de “Ray of light”, Madonna retrouve son complice William Orbit qui produit “Beautiful stranger” pour la bande originale du film “Austin Powers : The spy who shagged me”. Et c’est encore lui qui réalise la reprise du classique de Don McLean, “American pie”, qu’elle interprète dans le film “The next best thing”.
Madonna vient d’entamer une relation avec le cinéaste anglais Guy Ritchie. Le 11 août 2000, elle donne naissance à un petit garçon prénommé Rocco. Le couple, qui s’est s’installé à Londres, se mariera en décembre. Pour Madonna, Londres est aussi “la capitale mondiale de la musique” et c’est là qu’elle a décidé d’enregistrer un nouveau disque qu’elle a souhaité électronique, futuriste et axé sur la danse. Poursuivant sa collaboration avec William Orbit, elle a également fait appel à Mirwaïs, l’ancien guitariste du groupe Taxi Girl, pour la réalisation de cet album qui s’appelle “MUSIC” et qui paraît en septembre 2000.

“Music” (CD “Music”)

En juin 2001, Madonna entame à Barcelone sa première tournée mondiale en huit ans, le “Drowned World Tour”. En novembre, elle publie la compilation “GHV2”. En 2002, la chanteuse tente une nouvelle expérience théâtrale à Londres dans la pièce “Up for grabs”, mais c’est un échec. Elle n’aura guère plus de réussite avec le film de Guy Ritchie, “A la dérive”. En novembre 2002, elle apparaît dans le nouveau James Bond, “Meurs un autre jour”, dont elle interprète également le thème principal.
Son album suivant, “AMERICAN LIFE”, paraît en avril 2003. Il a été coproduit et cosigné par Mirwaïs. Madonna, qui prend position contre la guerre en Irak et contre la politique de George Bush, est boudée par le public américain. En revanche, elle connaît un gros succès en Europe et notamment en France grâce à des titres comme “Nothing fails”, “Love profusion” – dont le clip a été réalisé par Luc Besson -, et “Hollywood”.

“Hollywood” (CD “American life”)

En septembre 2003, Madonna publie un premier livre pour enfants, “The English Roses”, dont les bénéfices sont reversés à l’aide pour les orphelins. Réalisé au cours du “Re-Invention Tour” de 2004, le documentaire “I’m going to tell you a secret” donne de la chanteuse une image plus posée, moins excessive.
En novembre 2005, elle propose l’album “CONFESSIONS ON A DANCE FLOOR”, écrit et composé en majeure partie avec un jeune anglais, Stuart Price.
Comme le titre l’indique, c’est une musique faite pour la danse, et l’album connaît un énorme succès. Il est N°1 dans trente-cinq pays et il obtiendra le Grammy Award du meilleur album dans la catégorie “dance/electronic”.
Le premier single qui en est extrait, “Hung up”, est construit à partir de “Gimme, gimme, gimme”, le tube du groupe Abba. Il est N°1 dans quarante-cinq pays. C’est un record. C’est aussi le premier titre de Madonna publié sur iTunes. La chanteuse entame alors sa sixième tournée mondiale, où elle renoue avec la provocation religieuse et politique. Filmé à Londres, le DVD “The Confessions Tour” décrochera le Grammy de la “meilleure vidéo musicale”.

“Hung up” (CD “Confessions on a dance floor”)

En octobre 2006, Madonna se rend en Afrique, au Malawi, pour soutenir la construction d’un orphelinat et pour adopter un petit garcon, David. En 2007, elle fait ses débuts de réalisatrice avec “Filth and wisdom”, c’est-à-dire “Obscénité et vertu”, un film inspiré par ses propres expériences. Avec vingt-deux autres chanteuses, elle participe ensuite à l’enregistrement du titre “Sing” d’Annie Lennox. A la fin de l’année, elle signe un contrat de cent vingt millions de dollars avec le promoteur “Live Nation” pour la distribution de ses nouveaux disques et la promotion de ses tournées.
Madonna, qui vient d’être intronisée au Rock and Roll Hall of Fame, publie “HARD CANDY” en avril 2008. Pour ce nouvel album, elle a choisi de faire appel à des producteurs connus comme Timbaland, The Neptunes ou encore Justin Timberlake avec qui elle chante en duo “4 minutes”. C’est un énorme succès. C’est le trente-septième titre que Madonna classe dans le Top Ten du Billboard. C’est mieux qu’Elvis Presley. En août 2008, elle entame le “Sweet & Sticky Tour” qui comporte quatre-vingt-cinq dates en Europe dont deux au Stade de France. Le 15 octobre 2008, en pleine tournée, Madonna et Guy Ritchie annoncent leur séparation après huit années de mariage.

“4 minutes” (CD “Hard candy”)

Madonna poursuit son engagement humanitaire au Malawi. Elle tourne un documentaire, “I am because we are”, où elle évoque le sort des orphelins de ce petit pays africain ravagé par le Sida. Au printemps 2009, après plusieurs refus, les autorités du Malawi l’autorisent à adopter Mercy, une fillette de trois ans.
Après la sortie de la compilation “CELEBRATION”, en septembre 2009, la chanteuse se fait plus discrète. Elle apparaît toutefois pour faire la promotion d’une chaîne de salles de sport, “Hard Candy”, et celle d’une ligne de vêtements pour adolescentes, “Material Girl”, qu’elle a créée avec sa fille Lourdes, qu’elle appelle plus familièrement Lola.
En fait, elle est occupée à la réalisation de son deuxième film, “W./E.”, qui sortira en France le 9 mai prochain. “W./E.” est un film historique qui évoque l’abdication du Roi d’Angleterre Edouard VIII par amour pour une Américaine divorcée, Wallis Simpson. Madonna y interprète “Masterpiece”, un titre qui a obtenu le 15 janvier dernier le “Golden Globe” de la meilleure chanson pour un film.

“Masterpiece” (CD “MDNA”)

On retrouve ce titre, “Masterpiece”, sur le nouvel album de Madonna, “MDNA”. Ce disque, qui voit le retour de William Orbit à la production, est le premier à paraître sur le label Interscope / Universal.
Parallèlement, Warner, l’ancienne maison de disques de la chanteuse, publie “THE COMPLETE STUDIO ALBUMS 1983-2008”. C’est un coffret qui regroupe ses onze premiers albums studio et qui rappelle les vingt-cinq premières années de la carrière d’une artiste qui a travaillé sans relâche à réinventer sa musique et son personnage.
“MDNA” a bénéficié d’une formidable promotion. Le 5 février dernier, en avant-première, Madonna avait chanté “Give me all your luvin’” au cours de la mi-temps du Super Bowl, la finale du championnat de football américain, devant une audience record de cent onze millions de téléspectateurs. Dans la presse internationale, “MDNA” est accueilli par des critiques très positives. Trente ans après avoir décroché son premier N°1, Madonna montre qu’elle n’a rien perdu de son talent et qu’elle est toujours la “Reine de la Pop”.
La tournée qui accompagne l’album “MDNA” commencera le 29 mai à Tel Aviv, en Israël. Elle passera par Bruxelles le 12 juillet. Deux dates sont prévues en France : le 14 juillet au Stade de France à Saint-Denis, et le 21 août au Stade Charles Ehrmann à Nice.
Pour terminer cette Saga, voici “Superstar”, un titre où les chœurs sont assurés par Lourdes Leon, la fille de Madonna.

“Superstar” (CD “MDNA”)

DISCOGRAPHIE SÉLECTIVE :

– “MADONNA” (album – 1983)
– “LIKE A VIRGIN” (album – 1984)
– “TRUE BLUE” (album – 1986)
– “YOU CAN DANCE” (compilation – 1987)
– “CIAO, ITALIA! – LIVE FROM ITALY” (DVD – 1988)
– “LIKE A PRAYER” (album – 1989)
– “THE IMMACULATE COLLECTION’ (compilation – 1990)
– “EROTICA” (album – 1992)
– “BEDTIME STORIES” (album – 1994)
– “THE GIRLIE SHOW – LIVE DOWN UNDER” (DVD – 1994)
– “SOMETHING TO REMEMBER” (compilation – 1995)
– “CD SINGLE COLLECTION” (coffret – 1996)
– “RAY OF LIGHT”(album – 1998)
– “MUSIC” (album – 2000)
– “GHV2” (compilation – 2001)
– “AMERICAN LIFE” (album – 2003)
– “REMIXED & REVISITED” (compilation – 2003)
– “CONFESSIONS ON A DANCE FLOOR” (album – 2005)
– “I’M GOING TO TELL YOU A SECRET” (live album – 2006)
– “THE COMPLETE COLLECTION” (coffret – 2006)
– “THE CONFESSIONS TOUR” (live album + DVD – 2007)
– “HARD CANDY” (album – 2008)
– “CELEBRATION” (compilation – 2009)
– “STICKY & SWEET TOUR” (live album + DVD – 2010)
– “THE COMPLETE STUDIO ALBUMS 1983 – 2008” (coffret – 2012)
– “MDNA” (album – 2012)
– « REBEL HEART » (album – 2015)

QUELQUES PARTICIPATIONS :

– “VISION QUEST” (BO – 1985)
– “DESPERATELY SEEKING SUSAN” (“Recherche Susan, désespérément”) (BO – 1985)
– “AT CLOSE RANGE” (“Comme un chien enragé”) (BO – 1986)
– “WHO’S THAT GIRL?” (BO – 1987)
– “A VERY SPECIAL CHRISTMAS” (compilation – 1987)
– “BLOODHOUNDS OF BROADWAY” (BO – 1989)
– “I’M BREATHLESS (MUSIC FROM DICK TRACY)” (BO – 1990)
– “A LEAGUE OF THEIR OWN” (“Une équipe hors du commun”) (BO – 1992)
– “WITH HONORS” (“Avec les félicitations du jury”) (BO – 1994)
– “JUST SAY ROE : VOLUME VII OF JUST SAY YES” (compilation – 1994)
– “SWEET RELIEF II : GRAVITY OF THE SITUATION” (compilation – 1995)
– “EVITA” (BO – 1996)
– “CARNIVAL!” (compilation – 1997)
– “AUSTIN POWERS : THE SPY WHO SHAGGED ME” (“Austin Powers : l’espion qui m’a tirée”) (BO – 1999)
– RICKY MARTIN : “RICKY MARTIN” (album – 1999)
– “THE NEXT BEST THING” (“Un couple presque parfait”) (BO – 2000)
– “DIE ANOTHER DAY” (“Meurs un autre jour”) (BO – 2002)
– ANNIE LENNOX : “SONGS OF MASS DESTRUCTION” (album – 2007)
– “W./E.” (BO – 2012)

Article publié pour la première fois le 30/03/2012

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