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Histoire gay : Service d’ami

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Partie 1 : Au bar

Bryan Hawn2–       Bref, tu te fais chier quoi.

–       Non c’est pas ça, Alex est un mec génial. Juste qu’il est pas des masses entreprenant.

–       Et tu lui en as parlé ?

–       Non. Mais il sait très bien qu’il a pas confiance en lui. J’ai réussi à lui faire aller voir un psy qui a réussi à le décider à se mettre au théâtre, mais ça commence qu’à la rentrée et ça va pas être pour tout de suite, le déblocage.

–       Je vois, je vois. Pas envie d’aller voir ce qu’on te propose ailleurs à ce niveau, en attendant du moins .

–       J’hésite. De plus en plus. Surtout qu’au départ on s’est dit qu’on s’interdisait rien.

–       Bah alors où est le problème ?

–       Je sais pas, j’ose pas. Ça me frustre un peu les plans kleenex vite fait mal faits quoi.

–       Et si je te disais que je connais un plan kleenex du type mouchoir à la menthe douceur satin ?

–       Qu’est-ce que tu racontes encore comme merde ?

–       Théo, ça fait trois ans qu’on se connaît ? (ça faisait deux ans qu’on se connaissait)

–       Plus ou moins.

–       On se dit tout toi et moi, pas de tabou ni rien ? (on se disait tout et il n’y a avait pas de tabou ni rien)

–       Parmi des fantasmes dégueu je compte (ce mec à une main à branler trois mecs en même temps) 1) la baise dehors, les grosses grosses bites, et les mecs musclés domi’. (Je voulais absolument me faire prendre comme une chienne en public par du matos qu’il n’arriverait même pas à empoigner. Je hochais la tête).

– Mate-un peu ça mon petit.

picture4Ça allait que j’étais en week-end dans une ville où je connaissais pas grand monde. N’empêche, le café dans lequel on la prenait notre bière, c’était pas non plus le genre  assez vide pour se permettre de crier comme Mathieu le faisait. Mais bon, ça a pas duré trop longtemps, fallait que je mate son portable tout de suite après qu’il ait pu répondre à son « poney ». Mathieu aimait les termes génériques, ses proies grindr ne comptaient pas parmi ses exceptions.

Mathieu me présente la version mobile d’un blog assez sombre, plein d’images, toutes de la même personne, le propriétaire du blog sans doute.

« Cagoule XXL » était un grand mec de plus d’un mètre quatre-vingt-dix. Type colosse Magrébin, notre blogueur masqué proposait ses services d’escort’ pour « petites soumises courageuses prêtes à se faire défoncer dans des lieux insolites ».

– Poétique hein ? Mathieu fier de sa trouvaille se remettait à gueuler.

– T’es con où quoi ? Je vais pas payer un mec pour baiser. J’en suis pas à ce point.

– Théo, Alex te donne carte blanche, tu trimbales ta gold partout et tu fais la fine bouche. Regarde un peu.

Le pouce de Mathieu s’appuie contre son iPhone pour faire défiler l’écran. La page est maintenant ouverte sur une image du cagoulard, assis, apparemment nu, canapé blanc.

Mathieu garde son pouce un instant, juste pour le plaisir de me dire :

– Attention, mon petit Théo, trois, deux, un. Mesdames et messieurs, voici la bête.

Son pouce recouvrait avec peine une queue brunâtre de plus de vingt centimètres au gland violacé. Légèrement poilue et encore raide, elle venait de rejeter une flaque de sperme le long d’abdominaux contractés.  Sous l’image un formulaire de contact.

– Impressionnant, Math’ mais je peux pas payer. Par principe. Je me réserve ça quand Alex se trouvera un jour trop bien pour moi et que plus personne ne se retourna dans la rue, la bite en face des mauvais trous. Tu comprends ?

Mathieu se met à rire, me dit qu’il était sûr que j’allais dire ça.

–       Mais t’inquiète, va, y a que ta queue et ton petit cul qui vont débourser, je te montre ça pour que tu te rendes bien compte de là chance que tu vas avoir de passer sous un mec de ce prix pour rien, nada.

–       What ?

–       C’est long à expliquer, disons que j’ai eu ma période un peu conne avec mes premiers salaires. J’avais le temps de voir personne et des trucs qui me trottaient dans la tête depuis un peu. J’avais besoin d’être réduit à rien, d’être une pute dont on écrase le cul dans un parking.

–       Tu veux me dire que toi Mathieu Delarme tu as payé pour te faire troncher par le rebeu en cagoule et son gourdin derrière une twingo.

–       Je te dis que tu vas avoir ça à ma place parce qu’arrivé là-bas j’ai pas eu les couilles et que le type a voulu son fric en me disant de le contacter quand je voudrais la contrepartie. C’était derrière un Range Rover by the way.

boy-gay-2014-09-09-0003–       Et tu t’es laissé prendre ton fric.

–       Je garde ça sous la main. Ça me sert à bander quand j’y arrive pas. Mais je crois que t’en as plus besoin que moi. Alex, je l’aime bien, faut pas tout gâcher pour du cul.

–       Tu crois qu’il acceptera le deal le type ?

–       Pas de problème.

–       T’es commissionné si je finis par prendre un abonnement à cagoule man ou quoi ?

–      C’est Gagoule XXL, Je te conseille pas de l’appeler autrement. Je viens de lui envoyer ton numéro. Et non pas de com’ malheureusement.

Mon portable se met à vibrer trois minutes plus tard. Demande de disponibilités, je réponds le week-end qui vient. Message qui suit :

« OK pour 19h samedi, passage piéton sous le pont Sainte-Anne, pas grand monde qui passe tkt. »

Mathieu me raccompagne à la gare en me conseillant de pas me dégonfler. Rappel du fait que c’est un pro et que ça me fera du bien, que j’avais une gueule de cul quand j’en manquais.

Partie 2 : Pont Saint-Anne  

18h55, samedi 23 août, pont d’une zone en pleins travaux. Je suis en jogging gris, veste en cuir noir. Rien d’autre en dessous. Ni du en haut ni en bas, conseils de « Cagoule XXL » pour mieux rentrer et sortir le matos dans l’urgence.

Je sors de la voiture en expirant un grand coup. Alex a encore refusé d’être actif ce matin, il bandait pas assez. Pas sa faute. Pour ma part c’était le contraire  depuis la veille au soir, incapable de débander. Et c’était bien fait pour moi.

Article publié pour la première fois le 31/08/2014

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