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Est-ce bien raisonnable d’être pieds nus dans ses chaussures ?

Est-ce bien raisonnable d’être pieds nus dans ses chaussures ? A défaut du soleil nécessaire pour se chausser de façon estivale, il est aujourd’hui suggéré aux hommes de se balader pieds nus dans leurs baskets ou leurs souliers.

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Si les caprices de la météo semblent avoir repoussé aux calendes grecques l’ouverture de la saison des tongs, espadrilles et autres sandalettes, les faiseurs de tendances ont accouché d’une idée de génie censée combattre la frustration.

A défaut du soleil nécessaire pour se chausser de façon estivale, il est aujourd’hui suggéré aux hommes de se balader pieds nus dans leurs baskets ou leurs souliers. Car il serait devenu tendance d’exhiber – hors contexte de villégiature – ses chevilles poilues. Est-ce bien raisonnable d’être pieds nus dans ses chaussures ?

Si la plupart des modes contemporaines portent en elles une forme de déraison profonde (quelle raison y a-t-il à arborer un jean étouffant cuisses et mollets comme une gaine de contention ? Ou des chaussures aussi pointues qu’un pic à bigorneaux ?), cette tendance repousse très loin les lois de l’entendement, tant en termes d’hygiène que de confort. En renonçant au port de la chaussette, la victime de la mode se garantit une journée extrêmement complexe, destinée à aboutir à ce constat simple mais plein de bon sens : l’homme sans chaussettes est un homme en grande difficulté.

Odeurs de macération

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est-ce-bien-raisonnable-d-etre-pieds-nus-dans-ses-chaussuresConcrètement, sur le chemin du travail, c’est d’abord par le talon que l’homme sans chaussettes vacillera, victime de frottements, devenant rougeurs, saignements et, dans le pire des cas, hémorragies. A la pause déjeuner, aprèsavoir avalé les quelques centaines de mètres séparant lieu de travail et lieu de restauration, ses orteils et sa plante de pied se mettront au diapason, constituant le terreau idéal à la formation d’ampoules douloureuses. En fin d’après-midi, il est plus que probable que l’homme sans chaussettes se sera plusieurs fois retiré aux toilettes pour ôter, à l’abri des regards, ses chaussures et se donner un peu d’air. C’est là, dans ces moments d’isolement salutaire, qu’il prendra de lui-même la décision d’annuler sa visite programmée à la boutique du coin pour essayer une nouvelle paire de chaussures.

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Car les douleurs de pied s’accompagnent souvent d’odeurs de macération qu’il serait inconvenant d’imposer à d’innocents vendeurs. Irrémédiablement, l’homme sans chaussettes se retrouvera freiné dans ses déplacements (de peur d’aggraver ses blessures, il marchera tout doucement, avant de boiter) et dans la vie en général (de peur de devoir se déchausser avant de passer au lit, il annulera aussi son rendez-vous galant programmé après le boulot). Au bout du compte, pour avoir voulu arborer un genre estival, l’homme sans chaussettes aura largement compromis ses perspectives d’épanouissement. Alors qu’il aurait été si simple – et si épanouissant – de ne pas être à la mode. Pour une fois.

Bref, est-ce bien raisonnable d’être pieds nus dans ses chaussures ?

Source : M Style

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Originally posted 2013-07-27 18:18:02.

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Life style

La cuisine de l’étrange dans les restaurants

Des restaurants insolites, la capitale en a plein la musette. Par contre, pour trouver des plats vraiment originaux et à première vue dégueulasse, il faut se lever tôt.

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Des restaurants insolites, la capitale en a plein la musette. Par contre, pour trouver des plats vraiment originaux et à première vue dégueulasse, il faut se lever tôt. Heureusement, nous sommes là pour que vous puissiez, un jour, placer à vos amis que vous avez finalement pu gouter des testicules d’agneau et qu’au fond, c’est assez fin et bien meilleur que ça n’y paraît.

Des testicules d’agneau – Ribouldingue (Vème)
Au niveau de l’anatomie animale, chez Ribouldingue, on ose tout. Vraiment tout. Os à moelle, cervelles et donc bijoux de famille d’agneau, tout est fait pour régaler l’amateur de tripes que vous êtes certainement. En plus, le cadre est sympa, en face de Notre Dame. Bon, le revers de la médaille, c’est qu’il vaut mieux s’y prendre à l’avance. En même temps, pour manger des rognons d’agneau en face d’un des plus grands monuments de Paris, il faut le mériter.

Du canard cru – Dans les Landes (Vème)
Vous avez un accent chantant, ou pas, et vous aimez le canard et le terroir ? Nous avons la solution. « Dans les Landes » est, comme son nom l’indique, un restaurant landais dans tout ce qu’il y a de plus chaleureux et convivial. Evidemment, dans un restaurant, c’est l’assiette qui compte. Et de ce côté là, on est servi et pour des tarifs très abordables pour toute sorte de bourse. Et puis, s’enfiler du canard cru, c’est pas tous les jours que ça arrive.

Un gâteau de haricot rouge – Chez Toraya (Ier)
D’accord, « Chez Toraya » n’est pas vraiment un restaurant asiatique comme les autres mais plutôt un salon de thé/pâtisserie japonais assez prestigieux. Tout y est doux, délicieux et surtout, il y a très peu de chance si ce n’est aucune de retrouver ne serait-ce-qu’un seul produit de la carte ailleurs. Et encore moins de gâteau de haricot rouge, beaucoup plus sexy que son le laisse à penser. Difficile de passer à côté même si, à première vue, ça ne donne pas forcément envie.

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Du cheval – Sardegna a Tavola (Paris XIIème)
Un restaurant italien qui ne sert pas de pizza, ça vaut forcément le coup d’œil. Surtout quand le chef des lieux décide de faire du cheval l’un de ses Masterpieces. D’une viande pas forcément à la mode, le patron nous en fait un carpaccio indomptable. Après tout ceci, ne vous étonnez pas de vouloir vous réincarner en étalon.

Des tentacules de poulpe – Chez Glou (IIIème)
« Chez Glou » n’est pas un restaurant comme les autres. D’abord, parce que la propriétaire des lieux n’est autre que Marion Cotillard. Ensuite, parce qu’on y sert quand même de chouettes choses, comme une « Palette Ibérico Bellota & amandes espagnoles (cochons élevés en plein air qui mangent des glands) ». Oui, c’est mot pour mot ce qui est écrit sur la carte. Mais surtout, on peut y manger du Poulpe. A partir de là, que demander de plus ?

Des pieds de cochon – L’avant comptoir (VIème)
« L’avant comptoir » est à la croisée des chemins entre le bar et le restaurant. Officiellement, c’est même un bar à tapas. Evidemment, il y en a des milliers à Paris, on ne vous la fait pas. Là où celui-ci fait la différence, c’est qu’il est le seul à proposer à la fois des oreilles de porc caramélisées mais aussi et surtout des pieds de porc enrobés d’une légère croquette. Le tout accoudé au bar, c’est quand même la classe. Et en plus, c’est pas très cher.

Du pénis de boeuf – Nanchang (XIème)
Après les rognons d’agneau, il était tout naturel de trouver du phallus de boeuf dans un restaurant chinois. Sauf que Nanchang n’est pas un Asiatique comme les autres. Déjà, parce que la déco est restée bloquée dans les 80’s, l’eau est servie dans une gourde et surtout, parce qu’on mange avec ses voisins. Comme à la cantine, oui. Ici, tout le monde est ami et n’y cherchez pas quelconque intimité. Un must-go de la restauration chinoise à Paris. Sauf si vous comptiez emmener votre date pour la première fois au restaurant.

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De l’oreille de cochon – La cantine du troquet (XIVème)
Pieds de cochon, c’est fait. Pine de boeuf et glaouis d’agneau , c’est fait aussi. Qu’est-ce-qu’il nous reste, histoire d’être complet sur le sujet ? Les oreilles de porc, évidemment. Découpées en lamelles, l’outil auditif de nos amis les jambons se dégustent ici à la façon d’une barre de céréales. Ce n’est pas nous qui le disons, mais nos amis de MylittleParis. Et nous n’allons pas les contredire sur le sujet.

De la soupe de vessie de poisson – Sukothai(XIIIème)
Encore une fois, nous ne vous dirigeons pas vers n’importe quel « traiteur » thaïlandais que vous avez probablement au coin de votre rue, non. Chez Sukothaï, on voit les choses différemment. Il s’agit d’un véritable restaurant, avec des vrais plats et tout, et tout. Bien entendu, il y en a un qui a retenu notre attention : la soupe de vessie de poisson. Allez savoir pourquoi. M’enfin, il paraît que c’est copieux et bon pour la santé. Aucune raison de ne pas essayer, donc, hein…

De la salive d’oiseau – Hi Lim (XVème)
Troisième et dernier restaurant asiatique de la sélection, et pas des moindres. Déjà, parce que pour manger au calme et à l’abri de tout le boucan parisien, c’est peut-être le meilleur endroit de cette liste. Surtout, parce que c’est l’un des seuls Chinois de la capitale à servir l’un des plats les plus prisés du pays de Mao : la salive d’oiseaux. Officiellement, cela s’appelle le potage aux nids d’hirondelles. Elle serait remplie de vertus en tous genres, fortifiante et repousserait le vieillissement pour enfin faciliter la digestion et accélérer la convalescence. En gros, un produit conçu par le Dr Fuentes, en plus légal.

Et sinon, quand est-ce-qu’un restaurant nous proposera des bois de cerfs ?

Originally posted 2014-01-26 12:03:59.

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C'est la vie

Découvrez les délices de l’Est

Oubliez les tacos et les baos, les pays de l’Est repartent à l’offensive de nos assiettes.

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Getty Images/iStockphoto

Oubliez les tacos et les baos, les pays de l’Est repartent à l’offensive de nos assiettes.

La gastronomie se relève à l’Est.

Si certaines spécialités font depuis longtemps partie de notre paysage gastronomique -blinis, strudel, kouglof, boeuf Strogonoff-, voire sont attribuées à un autre pays -bagel, kebab, cheesecake et burger par exemple-, de nouveaux mets sont mis en lumière.

Tour d’horizon.

La wurst

La weisswurst est traditionnellement servie avec un bretzel et une moutarde douce au miel en Bavière.

La weisswurst est traditionnellement servie avec un bretzel et une moutarde douce au miel en Bavière.

L’Allemagne a exporté ses kebabs et burgers dans le monde entier. Or le pays avait jusque-là farouchement conservé son trésor charcutier : la saucisse.

Le terme « wurst » désigne une saucisse, crue, cuite ou séchée, en allemand. C’est le préfixe qui indique le type de charcuterie : rohwurst (crues), kochwurst (cuites et salaisons) mettwurst (tartinable), brühwurst (cuites). Ceux qui ont visité Berlin n’ont pas pu manquer la fameuse currywurst, où elle est servie avec une sauce curry. Parmi les autres célébrités : la weisswurst (blanche, à base de veau, servie avec une moutarde au miel et un bretzel), la bratwurst (crue, à base de porc), la bockwurst et la Frankfürter (saucisse de Francfort).

Des bars et restaurants allemands ouvrent de plus en plus dans toute la France, et défendent ce patrimoine. Peu de chance de s’ennuyer : rien que pour les brühwurst, il existe 800 variétés.

Les chimney cakes

Sous ce nom anglicisé (« gâteaux cheminée », parce qu’ils sont longs et creux comme un conduit de cheminée) se cache un trésor hongrois, le kürtäskalács. Il s’agit d’une bande de pâte type briochée cuite sur une broche épaisse. Ce qui forme un cylindre, que l’on peut saupoudrer de cannelle ou de sucre, ou préparer en version salée, en le garnissant de salade et de saumon fumé par exemple. Cette polyvalence a garanti son succès.

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Recette des Oeufs frits

Le chimney cake n’est pas sans évoquer aux Aveyronnais et Pyrénéens le gâteau à la broche, qui est, lui, dégusté uniquement sucré.

Le pickelfleisch

Après le succès du pastrami, le pickelfleisch vient briller sur les tables et dans les sandwiches. Il s’agit d’une poitrine de boeuf saumurée, salée et marinée au jus de betterave plusieurs semaines durant -ce qui donne à ses contours un aspect rouge-rosée-, puis cuite à feu doux. Le pickelfleisch est dégusté froid, ou tiédi s’il est gras. De nos jours, les spécialistes la déclinent avec du boeuf Wagyu ou Angus.

Le kéfir

Le kéfir est à l'origine une fermentation de laits, mais il existe également un kéfir de fruits.

Le kéfir est à l’origine une fermentation de laits, mais il existe également un kéfir de fruits.

Devenu l’une des stars des superaliments, le kéfir était un mets commun pour les populations nomades du Caucase, qui transportaient les laits dans des sacs de peaux, les laissant ainsi fermenter. Le kéfir peut se faire à partir de laits ou de fruits, tous en fermentation. Certains lui accordent des vertus probiotiques, notamment des bienfaits sur la flore intestinale.

 

 

Le bortsch

Cette soupe à la limite du ragoût est un incontournable des pays de l’Est. L’Ukraine en revendique la paternité. Si elle existe en blanc, c’est la version rouge qui est la plus célèbre. Cette couleur provient de l’emploi de la betterave.

Le bortsch contient des légumes et un peu de viande (boeuf et/ou porc principalement). Traditionnellement, c’est un « plat du peuple » car il ne nécessite que peu de viande, souvent des morceaux très gras et non « nobles » qui nécessitent une longue cuisson. C’est en cela qu’il ressemble à un ragoût.

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Si la version originale ne serait pas reniée par l’Amicale du gras, le bortsch version 2018 emploie des morceaux de viande plus maigre et des légumes cuits à part, donc plus fermes sous la dent. Quelques étoilés proposent même leur version, avec du foie gras par exemple.

Le goulasch

Avec le bortsch, c’est l’autre soupe incontournable des pays de l’Est, notamment de la Hongrie. Si les ingrédients s’en rapprochent (légumes et viande longuement cuits), le goulasch -littéralement la soupe du bouvier- se démarque du bortsch en trois points : pas de betterave, l’utilisation de tomate et de poivron, et surtout beaucoup de paprika.

Tout comme pour sa cousine, le goulasch se découvre des versions plus élaborées et plus « nobles ». Certains chefs l’emploient comme un fond de sauce, par exemple.

Les pirojkis ou pierogis

Les pirojkis ou pierogis sont des petits chaussons farcis.

Les pirojkis ou pierogis sont des petits chaussons farcis.

Les pirojkis sont la version russe des chaussons ou des empenadas, et peuvent être servis comme entrée -en zakouski, le mezzé d’entrées slave- ou en plat principal. Leurs versions polonaises, les pierogis, sont farcis de pomme de terre, de fromage blanc et d’herbes.

Cependant, un peu à la manière des baos asiatiques, le terme désigne plutôt la pâte -proche de la pâte à brioche- qui enrobe une farce, salée ou même sucrée.

Désormais, on en trouve réalisés avec de la pâte brisée ou feuilletée, avec des garnitures toujours plus poussées. Exit le chou ou la viande récupérée du bortsch, bienvenu le crabe royal, le homard ou les asperges.

Avec l'Express Style

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Spécial Toussaint : Vous êtes plutôt urne ou boite ?

Selon le patron des services funéraires de Paris, « en une génération, en France, la crémation est passée de 1% à 30% » et selon le Crédoc, le taux devrait passer à 50% en 2030. Vive la toussaint 🙁

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Pour de plus en plus d’entre nous, la réponse est l’urne. Selon le patron des services funéraires de Paris, « en une génération, en France, la crémation est passée de 1% à 30% » et selon le Crédoc, le taux devrait passer à 50% en 2030. Vive la toussaint 🙁

Toussaint

Toussaint

De fait, un sondage BVA de novembre 2012 révélait que 60% des Français préféraient être incinérés qu’enterrés (détail intéressant : les sympathisants de gauche marquent une plus forte préférence pour l’incinération [71%] que ceux de droite [50%]). Ça vous réjouit peut-être en ce jour de tousssaint… mais ça n’est pas le cas de votre fleuriste. Enterrements et cimetières représentent 30% du chiffre d’affaires de la filière horticole, soit 857M€ (en 2012) dont 290M dépensés à la seule Toussaint. Or, les crémations sont souvent des cérémonies « sans fleurs ni couronnes » et… sans tombes… Du coup, on constate une baisse des ventes de fleurs de 9% entre 2011 et 2012 et de 6,5% sur les sept premiers mois de 2013. Vous n’aimez pas les chrysanthèmes pour la toussaint ? Les Français vont de moins en moins au cimetière donc… ils fleurissent moins les tombes. Mais la chute du marché des fleurs de cimetière s’explique aussi par le nombre croissant des crémations. Entre 2011 et 2012, les ventes ont baissé de plus de 9% et les sommes dépensées de 1%, selon des données FranceAgrimer. Et sur les sept premiers mois de 2013, elles ont encore reculé de 6,5% en volume et de 3,8% en valeur. Cimetière du Père Lachaise, un matin d’automne: le visiteur croise surtout des touristes, et quelques rares hommes murmurant à l’oreille de leurs stèles. Sur les tombes, des feuilles et de la poussière, à part pour certaines, ornées de pots de fleurs fraîches ou artificielles.

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« Les familles n’ont aucune obligation d’entretenir les tombes », enchaîne François Michaud Nérard, directeur des services funéraires de la Ville de Paris.

Pour lui, la baisse de fréquentation des cimetières est palpable et liée aux changements d’habitudes et la mobilité (on part vivre davantage loin de sa ville d’origine). Il reste néanmoins quelques bastions où les tombes sont régulièrement visitées et fleuries, en Alsace, Bretagne ou Corse, relativise Robert Farcy, président de la Fédération nationale des fleuristes de France.

Du flashy

Et il y a une autre tendance, bien plus inquiétante pour les fleuristes: la hausse de la crémation. « En une génération, la crémation en France est passée de 1% à plus de 30% » des obsèques, selon François Michaud Nérard. Le taux de crémation devrait même atteindre 50% en 2030, selon le Crédoc, la France marchant dans les pas de l’Europe du Nord: au Royaume-Uni, il frôle déjà les 75% ou au Danemark, il dépasse les 70% (95% même à Copenhague). Et qui dit moins de tombes, dit moins de fleurs. Et qui dit crémation, dit beaucoup d’obsèques « sans fleurs ni couronnes ». « Lors des crémations, les fleurs sont soit jetées, soit déposées dans un jardin du souvenir, elles ne suivent pas le défunt, donc les proches sont tentés de s’en passer », explique Robert Farcy. Ces changements pèsent bien sûr sur la filière horticole. Car les obsèques et les cimetières représentent tout de même plus de 10% des volumes de plantes et fleurs vendus et près de 30% des sommes dépensées, soit 857,5 millions d’euros en 2012 dont près de 290 millions juste pour la Toussaint.

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Interrogé par l’AFP, la fédération des fleuristes comme FranceAgrimer n’ont relevé aucune cessation d’activité de fleuristes dû au lent déclin de ce marché. Mais rien qu’autour du Père Lachaise, plus grand cimetière de la capitale, trois fleuristes ont mis la clé sous la porte en l’espace de cinq ans, rappelle le directeur des services funéraires de la Ville de Paris. Pour résister, les fleuristes sont donc tenus de s’adapter, se moderniser.

Chrysanthème, cyclamen, bruyère : les références

Certes les plantes fleuries, avec dans l’ordre le chrysanthème, le cyclamen (qui dure tout l’hiver) et la bruyère, restent LES références avec près de 80% des volumes vendus. Mais les ventes s’érodent: -10% entre 2011 et 2012 selon FranceAgrimer. Cela profite aux plantes vertes, grasses ou cactées, jugées plus modernes et qui durent plus longtemps, dont les ventes progressent (+8,5%). Pour les obsèques, on ose des couleurs vives plutôt que des fleurs rose ou mauve pâles plus « tristounettes », rapporte Robert Farcy. Les compositions artistiques (ventes +6%) font de l’ombre aux couronnes ou aux bouquets ronds (-50%). « Le deuil a énormément évolué », reconnaît le fleuriste. A tel point que des services d’entretien et de fleurissement des tombes sont maintenant proposés.

Il se vend à la Toussaint environ 21 millions de pots de chrysanthèmes pour un marché de 170M€


La crémation, une pratique en hausse en France by BFMTV

Originally posted 2013-11-01 10:57:56.

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