AccueilC'est la vieD’ici 2030, plusieurs régions françaises pourraient être privées d’eau

D’ici 2030, plusieurs régions françaises pourraient être privées d’eau

Selon un rapport du centre d’analyse stratégique, d’ici 2030, plusieurs régions françaises pourraient manquer d’eau. Les trois bassins les plus sérieusement concernés se situent dans les régions de la Seine-Normandie, de l’Adour-Garonne et du Rhône-Méditerranée.

D’après une récente étude du centre d’analyse stratégique (CAS), l’équilibre existant entre nos besoins en eau et les ressources hydriques disponibles pourrait bien être bouleversé dans plusieurs régions de France d’ici 2030. Même si l’eau reste une ressource relativement abondante sur notre territoire, la France, comme le reste de la planète, subit les effets du réchauffement climatique. « Depuis 1980, la hausse des températures estivales est de 2,3 °C en moyenne, avec une forte croissance de la variabilité, et l’évapotranspiration en plaine a augmenté de 20 % à 30 %. En revanche, on ne note pas d’évolution des précipitations moyennes annuelles, même si des tendances significatives (hausse ou baisse) apparaissent à l’échelle saisonnière », révèle le CAS. Toujours selon le rapport rendu par le CAS, le réchauffement climatique pourrait affecter le débit de certains cours d’eau dans différentes régions françaises.
D’ici 2030, certains territoires pourraient manquer d’eau. Il s’agit notamment des régions qui connaissent déjà des « déficits chroniques » en été et à l’automne. A noter qu’il existe un important déséquilibre dans le rapport entre les besoins et les ressources. En Île-de-France, les prélèvements d’eau destinés à la consommation sont particulièrement conséquents. Dans le sud-ouest, et notamment le bassin de l’Adour-Garonne, les ressources en eau sont réparties de manière illégale. La population vit majoritairement sur des plaines fluviales et une forte croissance démographique devrait avoir lieu d’ici 2050, alors que le débit de la Garonne en période d’étiage devrait baisser de 20 à 40 %. Enfin, le Rhône, même s’il est considéré comme le fleuve français le plus puissant, pourrait bien montrer des signes de faiblesse dans les années à venir. « Sa capacité future à satisfaire tous les usages », serait mise en doute selon le rapport du CAS. « Une multiplication des usages préleveurs sur le Rhône et ses affluents » pourrait avoir un impact sur le débit annuel moyen du Rhône qui pourrait baisser de 14 à 36 % d’ici 2050.
Suite à ce constat, le rapport du CAS préconise d’« améliorer le conseil et l’accompagnement des agriculteurs afin de favoriser le développement de systèmes de cultures plus résistants à la sécheresse et qui s’appuient sur des techniques agricoles économes en eau », et invite aussi à « encourager plus avant les collectivités locales à réduire les fuites dans les réseaux et le gaspillage d’eau potable » ainsi qu’ à« étudier dès à présent des solutions de sécurisation de l’approvisionnement en eau (barrages, réutilisation des eaux usées, etc.) pour certaines zones présentant des risques de pénurie d’eau ».

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