Culture

Ciné gay : Presque rien

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Pendant des vacances d’été, un garçon de 18 ans vit son premier grand amour. Un amour qui change tout, à un âge où la prise d’indépendance, l’éloignement des siens et l’avenir incertain composent un paysage bouleversé.
Depuis Les corps couverts (prix Jean Vigo 1998) Sébastien Lifshitz s’est imposé somme des révélations du cinéma français. Son premier long métrage, au plus près du sentiment homosexuel, interroge l’amour tout en virtuosité et en majesté.

Le tandem formé de Stéphane Rideau (Les roseaux sauvages) et de Jérémie Elkhaim fonctionne à merveille et retranscrit la fusion impossible d’un tempérament de feu et d’un sentiment de glace. Libération

Audacieux, radical, bouleversant. Ciné Live


Presque rien – Bande annonce FR by _Caprice_

Presque rien… Il ne s’est, en surface, presque rien passé si ce n’est un simple amour de vacances, une banale histoire sans lendemain. Mais, parce qu’il s’agit là d’un coup de foudre et des tout premiers émois d’un jeune garçon de dix-huit ans ; parce que les sentiments amoureux auxquels ce dernier se trouve confronté sont ambigus et hors norme ; parce que enfin, l’indifférence et la quasi-résignation de ses proches (père absent, mère dépressive, sœur jalouse) parachèvent son malaise intérieur, les repères et l’équilibre précaire de Matthieu s’en trouvent bousculés, bouleversés.

Premier long métrage de Sébastien Lifshitz, Presque rien est un récit émouvant, traitant de sujets aussi sensibles que l’homosexualité, la dépression, le suicide… Loin de sombrer dans le sordide ou apitoiement, le réalisateur préfère alterner les séquences passé/présent, entrecoupant le bonheur éphémère et la chaleur de la relation amoureuse (été, soleil, plage, complicité) de la lente et difficile reconstruction d’un être qui tente de se retrouver (hiver, lumière crue, hôpitaux, solitude). Le contraste avant/après n’en est que plus saisissant.

Aux côtés de Stéphane Rideau, Jérémie Elkaim, bouleversant de sincérité, donne relief et profondeur à ce personnage fragile confronté à la découverte de sa différence.

Côté bonus, un second DVD propose des scènes inédites, les éternelles photos et filmographies, mais surtout deux excellents courts métrages de Sébastien Lifshitz (Les Corps ouverts, Il faut que je l’aime).

PRESQUE RIEN

Disponible sur Amazon


Stéphane Rideau By PatWolF by WolF

Article publié pour la première fois le 12/03/2015

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