Le club jimmy dépeint pour vous le portrait de Camron Lamart : le récit d’un homme à la vie battue et au sourire de vertu.

L’aguiche

La vie est aussi faite de ses rencontres. De ses personnes qui nous touchent sans qu’on ne sache trop pourquoi, de celles qui nous blessent, comme pour nous détruire et de celles sur qui l’on s’appuie pour avancer.

Cette histoire est réelle. Le récit d’un homme au caractère nourrit, au parcours galvaudé mais qui a su se reconstruire et se maintenir à flot. Recoller les pièces épares de son être, de lui, pour se refaire une vie.

Cette semaine, Le Club Jimmy vous emmène à Montpellier, à la rencontre d’un rayon de soleil. D’un homme qui a su se reconstruire, garder le sourire et continuer de vivre après chaque soupir. Le récit authentique d’une vie souvent déchirée mais toujours recousue. Ce beau ténébreux ne vous dit peut être rien mais son histoire ne vous laissera pas de marbre.

Le Club Jimmy dépeint pur vous le portrait de Camron Lamart : le récit d’un homme à la vie battue et au sourire de vertu.

Ne vous faites pas avoir. Derrière ce visage angélique, ces yeux clairs et perçants, ce sourire ravageur, ne se cache pas un narcissisme poussé. Mais au contraire une revanche méritée sur la vie.

Un amour mal aimé

Né à Rodez dans les années 80, Camron vivra une enfance des plus difficiles. Atteint dès son jeune âge d’ostéochondrose, une anomalie de la croissance des os et des cartilages, il perd l’usage de ses jambes et passe plusieurs années dans un fauteuil roulant. Croulant sous les coups de son père, il passera entre différents pensionnats pour finalement lui échapper. Le périple d’une enfance déchiré, d’un père violent, d’une mère aimante ; prête à tous les sacrifices et d’une orientation sexuelle qui attire prêt du précipice.

Un enfant assis dans un fauteuil roulant, la hanche anomale, le regard hagard, regarde les passants disparaitre. Voilà comment pourrait se résumer la première partie de la vie de Camron Lamart.

Merde ! Je suis attiré par les hommes !

A l’âge de 15 ans, c’est le coup de massue. Camron découvre avec douleur son homosexualité. C’est alors dans une totale incompréhension que le jeune homme soutient le regard méprisant de l’autre et subit avec stupeur l’humiliation, les insultes. Il fera le choix plus tard d’oublier. Oublier pour ne pas détester l’humain. L’amour de sa mère sera pour lui une source de réconfort et de force pour l’aider à avancer. « Malgré tout cela, la seule chose que je retiens aujourd’hui, c’est l’amour de ma maman qui a sacrifié sa vie pour moi. Ce sont ces épreuves qui m’ont servi de béquille pour me relever et marcher » ; confie-t-il.

Le premier départ : des perspectives de bonheur à l’horizon

Alors âgé de 18 ans, le jeune Lamart pose ses valises à Paris. La capitale lui offre des nouvelles perspectives de bonheur. C’est la saison des amours ; la découverte de son corps, du corps d’un autre homme et la tendresse d’un premier amour ; celui qui dure un an.

Après deux belles et longues histoires d’amour ; une de sept temps et une autre de huit ans, c’est la grande désillusion. La rencontre d’un loup au visage d’agneau qui le fera descendre dans les profondeurs abyssales de l’enfer.

 

Le second départ : Mes nuits avec un pervers narcissique

Nous sommes en décembre 2016. C’est décidé ; Camron s’en va. Partir pour retrouver son amour. Les rêves plein la tête, il dépose sa malle à Marseille ; totalement amoureux. Après des débuts dignes d’un roman à l’eau de rose, le doute s’installe. Faut y croire, s’accrocher.
Mais très tôt, l’évidence s’impose d’elle-même : cette relation ne tiendra pas.

S.O.S Homme Battu !

Camron se coupe peu à peu du monde extérieur. De sa famille, de ses amis, pour se consacrer entièrement à son homme. Sa vie ne tourne désormais qu’autour de la sienne. Il lui appartient et va jusqu’à accepter l’inacceptable.

Tu es très collant, tu vas trop vite, tu m’étouffes. Se prend-t-il en pleine gueule. Tu es trop gros, trop vieux, tu es moche. Personne ne t’aime : ni ta pseudo famille, ni tes cons d’amis. Puis, de la violence verbale on passe aux sévices corporels.
Un soir de mars 2017, alors que le couple se dispute, les premiers coups s’en vont. Camron se remet en cause. C’est sans doute sa faute. Il a son petit caractère, son mec le pardonne.

La récidive ne se fera pas attendre. Il est désormais un homme battu, et son mec ne sourcille plus avant de lui rentrer dedans. Jusqu’au fameux soir où en poussant la porte des amants, les secours découvrent l’horreur. Le jeune homme gis parterre, paralysé et baignant dans son propre sang. Le récit de cette nuit de septembre fait froid dans le dos.

“Je m’appelle Camron Lamart pour certain, et David Durant pour d’autres, j’étais mort hier, mais je suis vivant aujourd’hui.”

Dans un message posté sur son compte Facebook le 5 avril dernier, le beau brun partageait cette douloureuse histoire. C’est avec des mots simples et touchants qu’il s’est livré intimiste à tous ses amis. Pas pour se poser en victime, pas pour être pris en pitié ; mais pour encourager tous ceux qui vivent ce qu’il a vécu à retrouver la lumière, à cesser d’être l’ombre d’eux-mêmes.

 

La musicothérapie : Un single en préparation

Un an pour se reconstruire ; recoller les pièces éparses de sa vie. Se reconnecter à soi-même, à la vie, à l’autre. C’est un homme amoureux de la vie et des personnes que nous vous présentons aujourd’hui. Un homme qui a su se réinventer ; un artiste.
Chanteur depuis le ventre de sa mère, il occupe pendant plus de huit un poste d’assistant de direction dans le secteur des BTP et se promène par la suite entre différents métiers d’accueil. Aujourd’hui le beau brun se concentre exclusivement sur ses projets musicaux. Présentateur du programme le reflet du miroir, il prépare ; grâce à un financement participatif lancé dans les réseaux sociaux, la sortie de son prochain single.

Cet étalon de 36 ans est engagé, avec force et détermination, contre l’homophobie et toute forme de discrimination. « J’ai parfois énormément de mal à accepter à quel point certaines personnes régressent au niveau de l’acceptation des autres et de leurs différences » ; confie-t-il.

Il partage son histoire aujourd’hui, non pas pour s’apitoyer sur lui-même, mais pour être une source d’inspiration pour tous ceux qui traversent des situations similaires. La reconstruction est possible. Va-t-il retrouver l’amour ?

 

André Kane

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