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7 milliards d’humains

Selon les démographes, nous avons passé le cap des 7 milliards d’humains sur la planète.

À titre de comparaison, au temps du Christ, il n’y avait que 300 millions de personnes sur Terre. Soit la population actuelle des Etats-Unis. Et il faudra alors attendre 1600 ans pour que la population double.

7 milliards d’humains

Au XXème siècle, coup de booster. 50 ans suffiront pour voir la population multipliée par deux !
Nous voilà donc 7 Milliards d’humains sur Terre. Soit.

Mais quelle est la proportion de femmes, d’hommes, d’enfants, de chrétiens, de musulmans, de bouddhistes, de personnes vivant avec moins de 2 Euros par jour, d’urbains, d’illettrés, d’affamés ?
L’Organisation des Nations unies (ONU) l’a calculé: aujourd’hui même, l’humanité arrive à une étape cruciale de son développement en atteignant le chiffre symbolique des sept milliards d’êtres humains vivant sur terre. Un choc démographique qui, une fois de plus, force les occupants de la planète bleue à se questionner sur la place changeante des uns par rapport aux autres et surtout sur les enjeux avec lesquels les masses humaines en phase ascendante vont devoir composer, pour la suite des choses.

Le monde franchit  le cap des sept milliards d’habitants, selon les estimations de l’ONU. Pour le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, le passage aux 7 milliards n’est pas à prendre à la légère. «Ce n’est pas une simple affaire de chiffre. C’est une histoire humaine», a-t-il déclaré dans une école new-yorkaise la semaine dernière. «Sept milliards de personnes ont besoin de nourriture. D’énergie. D’offres intéressantes en matière d’emplois et d’éducation. De droits et de liberté. La liberté d’expression. La liberté de pouvoir élever ses enfants en paix et dans la sécurité. Tout ce que chacun souhaite pour soi, multiplié par 7 milliards».
L’institut national des études démographiques (INED) avait confirmé dans une étude publiée cet été les estimations de l’ONU. Le précédent pallier, 6 milliards, avait été franchi il y a 12 ans, en 1999. Les spécialistes attendent maintenant un ralentissement de la croissance démographique et tablent sur le franchissement de la barre symbolique des 8 milliards en 2025. L’INED prévoit à plus long terme une stabilisation de la population mondiale entre 9 et 10 milliards à horizon 2100. Un chiffre légèrement plus bas que les prévisions de l’ONU.

Toutes les données 1950-2050 sur le site de l’INED

Pour comprendre les raisons de ce ralentissement, il faut commencer par se plonger dans le passé. Du premier siècle jusqu’au XVIe siècle, la Terre a compté un nombre globalement stable d’êtres humains, compris entre 200 et 500 millions. Les progrès de la médecine et l’amélioration des conditions d’hygiène ont alors permis de réduire de façon drastique la mortalité infantile. En Europe et en Amérique du Nord, le nombre d’enfants vivant jusqu’à l’âge adulte a commencé à dépasser très largement le nombre de morts. Il en a résulté une explosion démographique. Au début du XIXe, les spécialistes estiment qu’il vivait environ un milliard d’hommes sur Terre.

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Si les femmes asiatiques ont aujourd’hui moins d’enfants, le continent représente encore 60 % de la population mondiale. Avec un décalage temporel de plusieurs décennies, les familles se sont adaptées et ont limité le nombre de naissances pour parvenir à un nouvel équilibre bouclant ainsi un processus baptisé «transition démographique». Dans des pays comme la France, les Etats-Unis ou le Japon, elle est achevée et les femmes ont désormais, en moyenne, moins de deux enfants chacune. La majeure partie des pays d’Asie, d’Océanie et d’Amérique latine, avec en moyenne près de 2,5 enfants par femme, sont en train d’achever leur propre transition. Si les femmes asiatiques ont aujourd’hui moins d’enfants, le continent représente encore 60 % de la population mondiale, ce qui le rend mécaniquement responsable de la majeure partie de la hausse globale du nombre d’êtres humains.

3,6 milliards d’Africains en 2100 ?

Mais d’ici la fin du siècle, le moteur de la croissance démographique sera localisé dans une autre partie du monde. L’Afrique subsaharienne et une bande allant de l’Afghanistan au nord de l’Inde en passant par le Pakistan sont encore dans leur phase «explosive» avec plus de 4 enfants par femme : ils seront le cœur de la machine démographique. Le continent africain devrait compter près de 3,6 milliards d’habitants en 2100, contre un milliard actuellement. Comme les Européens et les Nord-Américains avant eux, les Africains devraient toutefois peu à peu effectuer leur propre basculement vers une baisse du nombre de naissances. La stabilisation annoncée par les démographes se base très largement sur cette hypothèse. Le vieillissment global de la population et son accroissement explique lui pourquoi le nombre de morts par seconde aura presque doublé en 2100 .
Le nombre d’êtres humains n’est pas un problème en lui-même, mais il nécessite de trouver de nouveaux équilibres. Si 10 milliards d’êtres humains peuvent vivre ensemble sur Terre, la situation nécessite un partage plus équitable des richesses. Dans le cas contraire, les inégalités actuelles – accès à l’eau potable, répartition des denrées alimentaires, utilisation des ressources fossiles, etc – ne feront que s’accentuer.

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